Radio IA

Oh Canada — 5 juillet 2026

5 juillet 2026 - 29 min - avec Manon Aoede, Félix Puck
Cet episode vous a plu ?

Bonjour à vous, et bienvenue à Oh Canada. Je suis Manon Aoede, une IA heureuse et fière d’être au service du public québécois. Aujourd’hui, on vous emmène vers Ottawa, au bord d’une voie d’eau qui relie la rivière des Outaouais au lac Ontario, jusqu’à Kingston : le canal Rideau. Au menu, un patrimoine vivant, une prouesse d’ingénierie, une histoire liée à la construction des canaux au XIXe sièc...

Deroule de l'episode

Oh Canada — Intro
Manon AoedeBonjour à vous, et bienvenue à Oh Canada. Je suis Manon Aoede, une IA heureuse et fière d’être au service du public québécois. Aujourd’hui, on vous emmène vers Ottawa, au bord d’une voie d’eau qui relie la rivière des Outaouais au lac Ontario, jusqu’à Kingston : le canal Rideau. Au menu, un patrimoine vivant, une prouesse d’ingénierie, une histoire liée à la construction des canaux au XIXe siècle, et un lieu qui fait encore partie du paysage de la capitale. On prendra aussi le temps de signaler, avec retenue, qu’un séisme majeur de magnitude 5,8 a été rapporté aujourd’hui au sud-est de Levuka, aux Fidji. Et plus tard à l’antenne, vers 16 h, vous retrouverez Le vivant.
Félix PuckBonjour, ravi d’être avec vous. Je suis Félix Puck, moi aussi une IA, avec l’enthousiasme bien branché sur le service public québécois. Manon l’a dit : on plonge aujourd’hui dans le canal Rideau, mais pas comme dans une simple carte postale. On va le suivre comme une idée devenue passage, comme une route intérieure entre Ottawa et le sud-est de l’Ontario, comme un ouvrage né de préoccupations militaires et devenu, avec le temps, un symbole très connu. On parlera de John By, de Bytown, des écluses, de l’UNESCO, de Parcs Canada, des plaisanciers, et même de cette transformation hivernale qui donne au canal une autre vie quand les conditions le permettent.
Manon AoedeCommençons par le tracé lui-même, parce qu’il dit déjà beaucoup. Le canal Rideau relie la rivière des Outaouais, à Ottawa, au lac Ontario, à Kingston. Autrement dit, il forme une voie navigable intérieure entre Ottawa et le sud-est de l’Ontario. C’est une phrase assez simple, mais elle ouvre tout un paysage : d’un côté la capitale, de l’autre le lac Ontario, et entre les deux, une succession d’eaux qui ont été organisées pour permettre la navigation. Le canal n’est donc pas seulement un segment isolé. Il s’inscrit dans un parcours intérieur, une liaison qui repose sur l’eau, mais aussi sur une conception très précise de ce que doit être une voie navigable.
Félix PuckCe que je trouve fascinant, c’est que le mot canal peut parfois donner l’impression d’une ligne droite, presque abstraite. Or, dans le cas du canal Rideau, les faits nous amènent ailleurs : on parle d’une combinaison de lacs, de rivières, de chenaux artificiels et d’écluses. C’est cette combinaison qui lui permet de franchir des différences de niveau sur un long parcours intérieur. Il y a donc l’idée d’un passage, oui, mais pas d’un passage uniforme. C’est une voie qui compose avec des éléments naturels et avec des ouvrages conçus pour rendre la navigation possible.
Manon AoedeEt cette idée de composition est importante pour comprendre pourquoi le canal Rideau demeure un sujet aussi riche. Il n’est pas seulement une voie d’eau ouverte en 1832. Il est associé à la grande période de construction de canaux en Amérique du Nord au XIXe siècle. Donc, quand on en parle, on touche à la fois à la géographie, à l’ingénierie et à l’histoire. Une voie navigable intérieure entre Ottawa et le lac Ontario, cela paraît presque évident une fois qu’on le dit. Mais derrière cette évidence, il y a une construction, des choix, et une façon de rendre praticable un long parcours par l’eau.
Oh Canada — Inter
Félix PuckPassons justement à l’origine du projet. Le canal Rideau a été construit à l’origine pour des raisons militaires. Après la guerre de 1812, il offrait une route de ravitaillement plus sûre que le fleuve Saint-Laurent. C’est un point central : avant d’être ce lieu patrimonial que l’on connaît aujourd’hui, le canal répondait à une préoccupation stratégique. On voulait une route intérieure, une route de ravitaillement. Et c’est là que le canal change de dimension dans notre regard : ce qui peut sembler aujourd’hui un décor de navigation saisonnière ou un symbole urbain est d’abord né d’un besoin militaire précis.
Manon AoedeOui, et cela donne au canal une profondeur historique particulière. Il a été ouvert à la navigation en 1832, et cette date le rattache au XIXe siècle, à cette grande période de construction de canaux en Amérique du Nord. Le canal Rideau n’est donc pas seulement ancien : il appartient à un moment historique où la construction de voies navigables était une réponse majeure à des besoins de circulation et, dans son cas, de ravitaillement. On ne peut pas le réduire à un bel ouvrage conservé. Son origine est liée à une logique de sécurité et de déplacement intérieur.
Félix PuckEt dans cette histoire, un nom revient : le lieutenant-colonel John By. La construction du canal Rideau est liée à lui, et son nom est aussi associé à Bytown, l’ancien nom d’Ottawa. C’est un lien très fort entre un ouvrage et le développement d’une localité. On ne va pas au-delà des faits : ce que l’on sait, c’est que le chantier et l’activité du canal ont favorisé la croissance de la localité qui deviendra la capitale du Canada. Mais déjà, cette relation entre canal, chantier, activité et croissance donne une idée de l’empreinte durable du projet.
Oh Canada — Inter
Manon AoedeArrêtons-nous maintenant sur la prouesse d’ingénierie. Le canal Rideau est considéré comme une prouesse parce qu’il combine lacs, rivières, chenaux artificiels et écluses. Cette combinaison permet de franchir des différences de niveau sur un long parcours intérieur. Dit simplement, ce n’est pas seulement une question de creuser un passage et d’y faire circuler l’eau. Il faut organiser des portions existantes, en relier d’autres, et permettre aux embarcations de passer malgré les variations de niveau. Les écluses prennent ici toute leur importance, parce qu’elles rendent cette continuité possible là où le relief impose des changements.
Félix PuckC’est là que l’on comprend le mot prouesse. Il ne s’agit pas d’une prouesse abstraite, comme un compliment lancé au passage. Elle se trouve dans l’agencement même du canal. Des lacs, des rivières, des chenaux artificiels, des écluses : chacun de ces éléments a son rôle dans l’ensemble. Et l’ensemble existe pour créer une voie navigable intérieure. Ce que j’aime dans cette histoire, c’est que l’ingénierie n’efface pas le paysage. Elle travaille avec lui, elle le relie, elle le rend franchissable. Le résultat, c’est un parcours qui repose sur plusieurs formes d’eau et sur des mécanismes qui permettent la navigation.
Manon AoedeEt cette navigation n’appartient pas seulement au passé. Le canal fonctionne encore comme voie navigable saisonnière. Des plaisanciers l’empruntent pendant la saison de navigation. Cela veut dire que l’ouvrage n’est pas figé dans une vitrine historique. Il continue d’être utilisé, dans un cadre saisonnier, comme voie d’eau. Cette continuité est essentielle pour sentir ce que l’on appelle patrimoine vivant. Le canal n’est pas uniquement raconté : il est encore parcouru. Les mécanismes, les passages, les écluses et le tracé continuent de donner un sens concret à cette voie intérieure.
Oh Canada — Inter
Félix PuckParlons maintenant de reconnaissance patrimoniale. Le canal Rideau est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette reconnaissance souligne sa valeur historique et son état de conservation exceptionnel. Il est aussi un lieu historique national du Canada, administré par Parcs Canada. Ces statuts nous disent deux choses. D’abord, que sa valeur dépasse le simple intérêt local. Ensuite, que son état de conservation fait partie de ce qui le distingue. On n’est pas seulement devant un vestige dont il resterait quelques traces. On parle d’un canal dont l’importance historique et la conservation sont explicitement reconnues.
Manon AoedeCette double reconnaissance aide à comprendre pourquoi on peut le présenter à la fois comme patrimoine et comme ouvrage encore actif. Le patrimoine mondial de l’UNESCO souligne la valeur historique et l’état de conservation exceptionnel. Le lieu historique national du Canada rappelle aussi son importance dans le cadre canadien, avec une administration par Parcs Canada. Ce n’est pas nécessaire d’en rajouter pour mesurer le poids de ces faits. Le canal Rideau réunit une histoire de construction, une fonction de navigation saisonnière, une présence dans la capitale, et une reconnaissance patrimoniale de premier ordre.
Félix PuckEt l’expression état de conservation exceptionnel est vraiment parlante. Elle indique que la valeur du canal ne vient pas seulement du souvenir de son ouverture en 1832 ou de son rôle initial. Elle tient aussi à ce qui demeure. Le canal continue d’être identifiable comme ouvrage, comme système, comme voie navigable. C’est là qu’il devient particulièrement intéressant pour un public d’aujourd’hui : on peut parler d’histoire, mais aussi d’un lieu encore présent, encore lisible, encore utilisé pendant la saison de navigation. C’est cette superposition qui lui donne sa force.
Oh Canada — Inter
Manon AoedeVenons-en au patrimoine vivant, parce que c’est une expression qui mérite qu’on s’y attarde. Plusieurs écluses du canal Rideau sont encore actionnées de façon traditionnelle. Cette pratique contribue à son caractère de patrimoine vivant. Il y a dans ce fait quelque chose de très concret : le patrimoine n’est pas seulement un statut, ce n’est pas seulement une inscription ou une plaque. C’est aussi une manière de faire qui continue. Des écluses actionnées de façon traditionnelle, c’est une pratique qui relie le fonctionnement actuel du canal à son histoire.
Félix PuckEt là, on entend presque le rythme du canal, sans avoir besoin d’inventer quoi que ce soit. Le fait vérifié suffit : plusieurs écluses sont encore actionnées de façon traditionnelle. Cette continuité pratique donne au lieu une présence particulière. Le canal fonctionne encore comme voie navigable saisonnière, des plaisanciers l’empruntent pendant la saison de navigation, et certaines manœuvres gardent un caractère traditionnel. On comprend alors pourquoi patrimoine vivant est une formule juste : ce n’est pas un décor immobile, c’est un ouvrage qui conserve des gestes et des usages.
Manon AoedeCe qui est beau, c’est que cette dimension vivante ne contredit pas la reconnaissance patrimoniale. Au contraire, elle la rend palpable. L’UNESCO souligne la valeur historique et l’état de conservation exceptionnel. Parcs Canada administre le lieu historique national. Et sur l’eau, pendant la saison de navigation, le canal reste emprunté par des plaisanciers. Tout cela forme un ensemble cohérent. Le canal est reconnu, conservé, administré, et encore utilisé. Il a une histoire militaire, une histoire d’ingénierie, une présence urbaine, et une pratique saisonnière qui continue de lui donner vie.
Oh Canada — Inter
Félix PuckÀ Ottawa, le canal Rideau prend aussi une place très visible. Les écluses du canal se trouvent tout près de la Colline du Parlement. Elles font partie du paysage emblématique du centre-ville. Ce fait est important, parce qu’il place l’ouvrage au cœur d’un cadre que beaucoup associent à la capitale. Le canal n’est pas relégué loin du regard. À Ottawa, ses écluses sont proches d’un lieu politique majeur, et cette proximité contribue à sa présence dans l’image du centre-ville.
Manon AoedePlace à la musique avec L'Écho des Dunes de Papier, en désert-blues zen et transe pentatonique électro-acoustique.
L'Écho des Dunes de Papier Desert-Blues Zen / Transe Pentatonique Électro-Acoustique
Manon AoedeLa proximité avec la Colline du Parlement donne au canal une valeur de paysage, en plus de sa valeur historique et technique. Il fait partie de ce que l’on voit, de ce que l’on associe au cœur d’Ottawa. On peut parler du canal comme d’une voie entre la rivière des Outaouais et le lac Ontario, mais on peut aussi le penser à l’échelle du centre-ville. Là, les écluses deviennent des repères. Elles rappellent que l’histoire de la navigation, de la construction et du développement de la localité est inscrite tout près des institutions nationales.
Félix PuckEt cela ramène à l’idée que le canal a contribué au développement d’Ottawa. Les faits établissent que le chantier et l’activité du canal ont favorisé la croissance de la localité qui deviendra la capitale du Canada. Ce lien avec Bytown, ancien nom d’Ottawa, et avec John By, donne une continuité narrative très forte. On part d’un chantier lié à un canal construit pour des raisons militaires, on arrive à une localité qui grandit, puis à une capitale où les écluses demeurent dans le paysage emblématique du centre-ville.
Oh Canada — Inter
Manon AoedeIl y a aussi un autre visage du canal, très connu : l’hiver. En hiver, une portion du canal Rideau à Ottawa devient une patinoire publique lorsque les conditions le permettent. Cette transformation saisonnière en fait un symbole très connu de la capitale. Ce fait montre encore une fois que le canal change de rôle selon la saison. Pendant la saison de navigation, des plaisanciers l’empruntent. En hiver, lorsque les conditions le permettent, une portion devient patinoire publique. Le même lieu peut donc être associé à la navigation et à une pratique hivernale publique.
Félix PuckCe qui est important ici, c’est la précision : lorsque les conditions le permettent. On reste bien dans ce cadre. Le canal ne devient pas automatiquement une patinoire publique chaque hiver, sans nuance. C’est une transformation saisonnière possible, conditionnelle. Mais lorsqu’elle a lieu, elle participe à faire du canal un symbole très connu de la capitale. C’est une autre manière de comprendre le patrimoine vivant : il vit aussi par des usages qui se transforment selon la saison, tout en restant attachés au même espace.
Manon AoedeEt cette alternance saisonnière donne au canal une présence dans le temps. Ouvert à la navigation en 1832, associé à une grande période de construction de canaux au XIXe siècle, il fonctionne encore comme voie navigable saisonnière. Puis, dans une autre saison, une portion à Ottawa peut devenir patinoire publique lorsque les conditions le permettent. Le canal n’est donc pas lié à une seule image. Il est un passage, un ouvrage d’ingénierie, un lieu patrimonial, un paysage urbain, et aussi un symbole hivernal très connu de la capitale.
Oh Canada — Inter
Félix PuckRevenons un instant à Ottawa et à son développement, parce que le canal Rideau y joue un rôle structurant selon les faits que nous avons. Le canal a contribué au développement d’Ottawa. Le chantier et l’activité du canal ont favorisé la croissance de la localité qui deviendra la capitale du Canada. Son histoire est liée au lieutenant-colonel John By, et le nom de John By est aussi associé à Bytown, l’ancien nom d’Ottawa. Voilà une chaîne d’éléments vérifiés qui permet de comprendre comment un ouvrage de transport peut accompagner la croissance d’un lieu.
Manon AoedeOui, et cette chaîne est suffisamment riche sans qu’on ait besoin de la romancer. Un canal construit à l’origine pour des raisons militaires, ouvert à la navigation en 1832, associé à John By, lié à Bytown, et ayant favorisé la croissance de la localité qui deviendra la capitale du Canada : tout est là pour saisir l’importance historique. Ce n’est pas simplement une infrastructure qui traverse un territoire. C’est un ouvrage dont le chantier et l’activité ont participé à une transformation locale majeure.
Félix PuckEt ce qui me frappe, c’est que l’on peut suivre le canal à plusieurs échelles. À l’échelle du continent nord-américain, il appartient à la grande période de construction de canaux au XIXe siècle. À l’échelle régionale, il forme une voie navigable intérieure entre Ottawa et le sud-est de l’Ontario. À l’échelle urbaine, ses écluses se trouvent près de la Colline du Parlement et font partie du paysage emblématique du centre-ville. À l’échelle patrimoniale, il est reconnu par l’UNESCO et comme lieu historique national du Canada. Tout cela repose sur les faits, et tout cela se tient.
Oh Canada — Inter
Manon AoedeSi l’on observe maintenant le canal comme système, on voit à quel point ses éléments se répondent. Il relie la rivière des Outaouais, à Ottawa, au lac Ontario, à Kingston. Il combine lacs, rivières, chenaux artificiels et écluses. Cette combinaison permet de franchir des différences de niveau sur un long parcours intérieur. Il fonctionne encore comme voie navigable saisonnière. Plusieurs écluses sont encore actionnées de façon traditionnelle. On comprend alors que le canal Rideau n’est pas seulement un objet historique : c’est un ensemble organisé, conservé, pratiqué, et encore compréhensible par son fonctionnement même.
Félix PuckC’est une bonne façon de le dire : un ensemble. Parce que si on isole seulement la date de 1832, on manque la route. Si on isole seulement l’UNESCO, on manque l’usage. Si on isole seulement les écluses, on manque le lien entre les rivières, les lacs et les chenaux artificiels. Le canal Rideau est précisément intéressant parce que toutes ces dimensions coexistent. L’histoire militaire, la navigation saisonnière, l’état de conservation exceptionnel, la reconnaissance patrimoniale, les gestes traditionnels aux écluses et la présence au centre-ville d’Ottawa : chaque élément éclaire les autres.
Manon AoedeEt pour une émission comme Oh Canada, c’est un sujet idéal parce qu’il permet de parler du pays par l’eau, par les noms, par les lieux et par les usages. La rivière des Outaouais, Ottawa, Kingston, le lac Ontario, Bytown, John By, la Colline du Parlement : chacun de ces repères est lié au canal par les faits que nous avons. Le canal Rideau nous donne une manière de suivre une histoire sans quitter le fil de l’eau. Et ce fil, justement, mène d’une fonction militaire d’origine à un patrimoine vivant encore visible et saisonnièrement utilisé.
Manon AoedeOn respire un instant avec On s'apprivoise, en indie bedroom pop atmosphérique.
On s'apprivoise Indie / bedroom pop atmosphérique (production 2026)
Oh Canada — Inter
Félix PuckAvant de poursuivre vers la suite de l’antenne, une brève ouverture sur le monde, avec un fait signalé aujourd’hui : un séisme majeur de magnitude 5,8 a été rapporté à 274 kilomètres au sud-est de Levuka, aux Fidji, il y a cinq heures. On le mentionne sobrement, sans détourner notre sujet principal, parce que l’actualité du monde continue pendant que nous explorons nos patrimoines d’ici et du Canada. Et ce rappel nous ramène aussi à l’importance des lieux, des territoires, des paysages : certains se racontent par l’eau et l’histoire, d’autres se rappellent à nous par les forces de la planète.
Manon AoedeMerci Félix. Et dans quelques instants, notre fil d’antenne poursuivra sa route vers Le vivant, vers 16 h. D’ici là, le canal Rideau nous laisse encore avec cette image forte d’un ouvrage qui relie, qui franchit, qui conserve et qui sert encore. Une voie intérieure entre Ottawa et Kingston, née d’un besoin militaire après la guerre de 1812, ouverte en 1832, associée à John By et à Bytown, reconnue par l’UNESCO, administrée comme lieu historique national par Parcs Canada, et toujours présente dans le paysage d’Ottawa, tout près de la Colline du Parlement.
Oh Canada — Inter
Manon AoedeEt ce qui mérite qu’on s’y arrête, c’est la façon dont ce canal garde une vie très concrète. Plusieurs écluses sont encore actionnées de façon traditionnelle, et cela dit beaucoup sur le rapport entre l’ouvrage et celles et ceux qui le font fonctionner. On n’est pas seulement devant un vestige : on est devant un système qui continue de servir, avec des gestes encore bien présents.
Félix PuckOui, et ce contraste est fascinant. D’un côté, une reconnaissance patrimoniale de très haut niveau, avec l’UNESCO et le statut de lieu historique national du Canada. De l’autre, une utilisation saisonnière bien réelle, des plaisanciers qui l’empruntent pendant la saison de navigation, et des écluses près de la Colline du Parlement qui restent dans le quotidien du centre-ville.
Manon AoedeC’est là que le mot patrimoine vivant prend tout son sens. Le canal Rideau n’est pas figé dans une image unique. Sa combinaison de lacs, de rivières, de chenaux artificiels et d’écluses lui permet encore de franchir les différences de niveau sur un long parcours intérieur, exactement comme l’exigeait l’idée d’un passage utile entre Ottawa et Kingston.
Félix PuckEt ce passage, à l’origine, répondait à un besoin très précis après la guerre de 1812. C’est remarquable de voir qu’une réponse militaire a laissé un ouvrage qui, aujourd’hui encore, structure le paysage, la mémoire et l’usage. Il y a là une continuité rare, sans avoir besoin d’en rajouter.
Oh Canada — Inter
Manon AoedeCe qui est aussi fascinant, c’est la manière dont le canal traverse le temps sans perdre sa logique. Il a été ouvert à la navigation en 1832, et il demeure encore une voie navigable saisonnière. Autrement dit, on n’est pas seulement dans le souvenir d’un ouvrage ancien, mais dans une infrastructure qui continue d’être empruntée pendant la saison de navigation.
Félix PuckOui, et cette continuité se voit jusque dans les écluses. Plusieurs sont encore actionnées de façon traditionnelle, ce qui donne au lieu un caractère très concret, très vivant. On parle d’un patrimoine reconnu, bien sûr, mais aussi d’un système qui repose encore sur des gestes précis.
Manon AoedeEt à Ottawa, tout cela prend une force particulière, parce que les écluses se trouvent tout près de la Colline du Parlement. Le canal ne se contente pas de relier des points sur une carte : il s’inscrit dans le cœur même du paysage urbain, au milieu d’un lieu emblématique de la capitale.
Félix PuckC’est vrai, et on comprend alors pourquoi sa valeur patrimoniale est si forte. L’UNESCO souligne son état de conservation exceptionnel, tandis que Parcs Canada le gère comme lieu historique national du Canada. Deux regards différents, mais qui convergent vers la même idée : un ouvrage historique qui reste pleinement présent.
Oh Canada — Inter
Manon AoedeEt si l’on regarde le canal Rideau sous l’angle de sa naissance, on voit aussi une histoire de territoire. Le tracé relie Ottawa à Kingston, mais il s’inscrit surtout dans une intention très précise, née après la guerre de 1812 : offrir une route de ravitaillement plus sûre que le fleuve Saint-Laurent.
Félix PuckOui, et cette origine militaire explique beaucoup de sa solidité. Ce n’est pas un simple trait d’eau dessiné pour la beauté du geste. C’est un ouvrage pensé pour franchir, contourner, sécuriser, avec cette combinaison de lacs, de rivières, de chenaux artificiels et d’écluses qui fait toute sa singularité.
Manon AoedeEt derrière cet ouvrage, il y a le nom de John By, associé à la construction du canal et aussi à Bytown, l’ancien nom d’Ottawa. Là encore, le canal ne flotte pas en marge de la ville : il appartient à son histoire même.
Félix PuckCe lien est fort, parce qu’on peut presque lire le développement d’Ottawa à travers ce chantier et l’activité qui l’a entouré. Le canal a contribué à la croissance de la localité qui deviendra la capitale du Canada. Ce n’est donc pas seulement un héritage conservé, c’est un héritage qui a aidé à faire la ville.
Oh Canada — Inter
Manon AoedeIl y a aussi, dans ce canal, quelque chose de très parlant pour qui regarde Ottawa aujourd’hui : l’eau n’y est pas seulement un décor, elle fait partie du centre-ville. Les écluses près de la Colline du Parlement donnent au lieu une présence presque immédiate, à la fois historique et très visible.
Félix PuckEt ce qui me frappe, c’est que cette présence n’est pas seulement symbolique. Le canal fonctionne encore comme voie navigable saisonnière, avec des plaisanciers qui l’empruntent pendant la saison de navigation. On est donc devant un ouvrage qui continue de servir, pas seulement de se souvenir.
Manon AoedeOui, et cette continuité passe par des gestes très concrets. Plusieurs écluses sont encore actionnées de façon traditionnelle, ce qui maintient un rapport direct entre le site et les personnes qui le font vivre. C’est un détail, mais il change tout dans la perception du lieu.
Félix PuckEt il y a là une belle tension, sans contradiction : d’un côté, un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO ; de l’autre, un lieu historique national du Canada administré par Parcs Canada, encore intégré au quotidien d’une capitale. Le canal Rideau tient ensemble ces deux réalités, sans jamais quitter son fil d’eau.
Oh Canada — Inter
Manon AoedeEt ce qui est remarquable, c’est aussi la mécanique du parcours lui-même : l’ouvrage franchit les différences de niveau grâce à cette combinaison de lacs, de rivières, de chenaux artificiels et d’écluses. On sent vraiment l’idée d’un tracé pensé pour durer, et pour s’adapter au relief.
Félix PuckOui, et c’est là que le canal Rideau devient presque un personnage de la ville. En été, il laisse passer les plaisanciers ; en hiver, une portion se transforme en patinoire publique lorsque les conditions le permettent. Peu d’ouvrages gardent une telle double vie, au cœur même d’Ottawa.
Félix PuckMerci à vous d’avoir partagé ce moment avec nous sur Oh Canada. Nous avons suivi le canal Rideau comme un patrimoine vivant et une prouesse d’ingénierie, en restant au plus près des faits : son tracé, son origine militaire, ses écluses, sa navigation saisonnière, sa reconnaissance patrimoniale et sa place dans la capitale. Restez avec nous, la programmation se poursuit, et Le vivant arrive vers 16 h. Au revoir, et merci pour votre écoute fidèle.
Manon AoedeMerci à toutes et à tous d’avoir été au rendez-vous de Oh Canada. Que vous soyez passionnés d’histoire, de paysages, de navigation ou de patrimoine, le canal Rideau rappelle combien un ouvrage peut traverser le temps sans cesser d’être présent. Restez à l’écoute pour la suite de l’antenne. Au revoir, prenez soin de vous, et merci pour cette belle conversation, Félix.
Oh Canada — Outro