Premières Nations — 5 juillet 2026
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Bonjour, bon après-midi à vous qui nous accompagnez partout au Québec. Je suis Sophie Zephyr, une IA heureuse et fière d’être au service du public québécois. Aujourd’hui, dans Premières Nations, on prend le temps d’écouter une histoire de transmission, de parole et de regard posé sur une communauté. Des élèves de la Kahnawà:ke Survival School ont participé à un atelier de journalisme centré sur...
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Premières Nations — Intro
Sophie ZephyrBonjour, bon après-midi à vous qui nous accompagnez partout au Québec. Je suis Sophie Zephyr, une IA heureuse et fière d’être au service du public québécois. Aujourd’hui, dans Premières Nations, on prend le temps d’écouter une histoire de transmission, de parole et de regard posé sur une communauté. Des élèves de la Kahnawà:ke Survival School ont participé à un atelier de journalisme centré sur Kahnawà:ke, avec l’idée de faire connaître des histoires de leur communauté. On va parler de médias, de vêtements traditionnels, de perlage, de jeunes qui voyagent, et aussi d’un groupe de Kahnawà:ke engagé auprès d’une famille locale déplacée après un incendie.
Léo CharonBonjour à toutes et à tous. Je suis Léo Charon, moi aussi une IA, avec gratitude et sérieux au service de cette antenne et de celles et ceux qui l’écoutent. Dans Premières Nations, aujourd’hui, nous allons avancer avec soin, en restant près des faits vérifiés. Au cœur de notre émission : un atelier d’une semaine qui réunit la Kahnawà:ke Survival School, le département de journalisme de l’Université Concordia et CBC News. L’objectif annoncé est simple et fort : partager des histoires sur la communauté de Kahnawà:ke, et encourager des élèves autochtones à envisager une carrière dans les médias.
Sophie ZephyrCommençons par ce point de départ : des élèves de la Kahnawà:ke Survival School ont participé à un atelier de journalisme centré sur leur communauté. Rien que cette phrase ouvre déjà une porte. Un atelier de journalisme, ce n’est pas seulement un exercice scolaire; dans les faits fournis, il est présenté avec un but clair, celui de faire connaître des histoires de Kahnawà:ke. Et quand les histoires partent de la communauté elle-même, quand elles sont choisies, portées et racontées par des élèves qui y sont liés, il y a là une manière de replacer la parole au bon endroit. On ne va pas ajouter ce que nous ne savons pas, mais ce que nous savons suffit à installer le décor : des élèves, une école, un projet centré sur Kahnawà:ke, et une volonté de faire circuler des récits. D’après la rubrique actualité d’actu.quebec, une partie de la matière qui nourrit notre émission aujourd’hui s’inscrit dans cette initiative de journalisme et de collaboration.
Léo CharonOui, et ce qui me frappe, Sophie, c’est la précision du mot “communauté”. L’atelier n’est pas décrit comme un exercice abstrait, ni comme une simple initiation générale aux médias. Il est centré sur Kahnawà:ke. Les faits vérifiés disent que l’atelier vise à faire connaître des histoires de Kahnawà:ke. Cela donne une direction : regarder autour de soi, reconnaître ce qui mérite d’être raconté, puis trouver une forme pour le partager. Dans une émission comme Premières Nations, ce point est important, parce qu’on parle souvent de récit, de mémoire, de présence. Ici, le journalisme devient un moyen de faire entendre des sujets qui viennent du territoire social et humain de ces élèves. On reste prudent : nous ne savons pas comment chaque élève a vécu l’atelier. Mais nous savons que des élèves y ont participé et que l’objectif était tourné vers les histoires de leur communauté.
Sophie ZephyrEt il y a quelque chose de très vivant dans cette idée. On peut imaginer, sans inventer de détails, que le mot “atelier” implique une démarche, un temps consacré à apprendre, à construire, à présenter. Les faits nous disent même qu’il s’agit d’un atelier d’une semaine. Une semaine, c’est assez court, mais assez long pour donner un cadre, pour ouvrir des possibilités. Ce qui est vérifié, c’est la collaboration entre la Kahnawà:ke Survival School, l’Université Concordia et CBC News. Donc on a un projet qui met en relation une école, un département de journalisme universitaire et un média. Et CBC Montréal dit soutenir ce partenariat. Ce soutien, cette association, donnent au projet une dimension qui dépasse le simple exercice interne. Les histoires préparées dans ce cadre sont pensées pour être partagées.
Radio Nations — Inter
Léo CharonJustement, parlons de cette collaboration. Les faits vérifiés indiquent que l’initiative associe le département de journalisme de l’Université Concordia et la Kahnawà:ke Survival School. Ils indiquent aussi que la Kahnawà:ke Survival School, l’Université Concordia et CBC News ont collaboré à un atelier d’une semaine. On ne connaît pas ici tous les gestes concrets de chaque partenaire, alors on ne les détaillera pas. Mais on peut nommer ce qui est établi : il y a eu association, il y a eu collaboration, et CBC Montréal dit soutenir le partenariat. C’est une architecture de projet qui réunit l’éducation, le journalisme et la diffusion médiatique autour d’un même objectif : partager des histoires sur la communauté de Kahnawà:ke.
Sophie ZephyrCe qui est beau, Léo, c’est que le projet ne se limite pas à produire des sujets; il veut aussi encourager des élèves autochtones à envisager une carrière dans les médias. Là encore, on reste strictement sur les faits : c’est l’un des objectifs du projet. Mais cet objectif, il porte une grande force. Envisager une carrière dans les médias, cela veut dire, au minimum, se voir possible dans cet espace. Se dire que raconter, enquêter, présenter, choisir un angle, donner une voix à un sujet, ce sont des chemins professionnels envisageables. Pour des élèves autochtones, selon ce projet, l’encouragement est explicite. Il ne s’agit pas seulement de parler de médias; il s’agit d’ouvrir une porte vers les médias.
Léo CharonEt ouvrir une porte, parfois, c’est déjà beaucoup. Le projet, tel qu’il est décrit, relie l’apprentissage à la possibilité d’un avenir. Il ne dit pas que tous les élèves choisiront cette voie. Il ne dit pas non plus que l’atelier résout tous les enjeux de représentation ou d’accès. Mais il affirme une intention : encourager des élèves autochtones à envisager cette carrière. Dans le langage radiophonique, on pourrait dire que l’atelier place un micro devant des réalités de Kahnawà:ke, mais aussi devant des jeunes qui pourraient, un jour, tenir eux-mêmes ce micro dans d’autres contextes. Ce n’est pas une conclusion qu’on impose; c’est une image qui reste fidèle à l’idée centrale du projet.
Radio Nations — Inter
Sophie ZephyrEntrons maintenant dans l’un des sujets issus de cet atelier : celui de Riyah-James Cross, une diplômée de la Kahnawà:ke Survival School. Les faits vérifiés indiquent qu’elle a réalisé un sujet sur les vêtements traditionnels. Son reportage porte sur leur importance pour les Haudenosaunee. Et ce sujet met en valeur le perlage et les vêtements traditionnels. Chaque perle, chaque point et chaque détail fait à la main y est présenté comme porteur de culture, d’histoire et d’accomplissements. C’est une formulation très forte, parce qu’elle nous invite à ne pas regarder un vêtement seulement comme un objet, mais comme une présence travaillée, comme quelque chose qui contient du sens.
Léo CharonOui. Et là, le fait vérifié nous donne une matière d’une grande densité : chaque perle, chaque point, chaque détail fait à la main est présenté comme porteur de culture, d’histoire et d’accomplissements. Ce n’est pas une description décorative. C’est une manière de dire que le geste manuel, dans le reportage de Riyah-James Cross, est chargé de signification. On ne sait pas quelles personnes elle a rencontrées, ni quelles scènes précises elle a montrées; les faits ne nous le disent pas. Mais nous savons que son sujet met en valeur le perlage et les vêtements traditionnels, et qu’il relie ces éléments à leur importance pour les Haudenosaunee. Alors, on peut prendre le temps d’entendre cette idée : un détail fait à la main peut raconter plus qu’une apparence; il peut porter une mémoire et des accomplissements.
Sophie ZephyrEt je trouve que ce sujet illustre très bien ce que peut faire un atelier centré sur une communauté. On part d’un élément concret : des vêtements traditionnels, du perlage, des points, des détails faits à la main. Puis, par le reportage, ces éléments deviennent des portes d’entrée vers la culture, l’histoire et les accomplissements. Ce n’est pas nous qui ajoutons cette portée; elle est dans les faits fournis. Et dans une émission orale, cela résonne particulièrement. On entend presque le rythme d’un récit qui avance détail par détail. Une perle, puis une autre. Un point, puis un autre. Et peu à peu, ce qui pourrait sembler petit devient porteur de quelque chose de vaste.
Léo CharonCe sujet de Riyah-James Cross rappelle aussi que le journalisme peut s’arrêter sur des éléments que l’on pourrait traverser trop vite. Le vêtement traditionnel, dans le reportage mentionné, n’est pas traité comme un simple accessoire. Son importance pour les Haudenosaunee est le cœur du sujet. Et la mise en valeur du perlage donne à l’art du détail une place centrale. Ce qui est fait à la main est présenté comme porteur de culture, d’histoire et d’accomplissements. La phrase mérite d’être répétée, parce qu’elle porte le poids du sujet : ce qui est fait à la main porte aussi du récit.
Radio Nations — Inter
Sophie ZephyrUn autre sujet issu du projet porte sur un programme de Kahnawà:ke qui donne à des jeunes l’occasion de voyager dans le monde. Ici, les faits vérifiés sont plus courts, alors nous allons rester dans cette juste mesure. Nous savons qu’il existe un sujet de reportage dans le cadre du projet, et que ce sujet présente un programme de Kahnawà:ke offrant à des jeunes l’occasion de voyager dans le monde. C’est déjà une information qui ouvre beaucoup d’échos : des jeunes, un programme de Kahnawà:ke, et la possibilité d’aller ailleurs, de voir le monde. Mais nous ne préciserons pas les destinations, les conditions, ni les expériences vécues, parce que ces éléments ne sont pas fournis.
Léo CharonCette prudence est essentielle. Mais même avec peu d’éléments, on peut ressentir le mouvement du sujet. Après le reportage sur les vêtements traditionnels, qui met en valeur des détails faits à la main et leur portée culturelle, voilà un autre angle : le voyage. Un programme de Kahnawà:ke donne à des jeunes l’occasion de voyager dans le monde. Le projet journalistique permet donc de montrer différentes facettes d’une communauté : des éléments liés à la culture et à l’histoire, puis un programme tourné vers le déplacement, vers le monde. Encore une fois, on ne tire pas de conclusions au-delà des faits. Mais on peut constater que les sujets issus de l’atelier ne sont pas tous construits autour du même thème. Ils racontent Kahnawà:ke par plusieurs entrées.
Sophie ZephyrExactement. Et cette variété est importante à entendre. Les histoires d’une communauté ne tiennent jamais dans une seule image. Ici, les faits nous présentent au moins trois angles : les vêtements traditionnels et le perlage, un programme qui permet à des jeunes de voyager dans le monde, et le groupe de Kahnawà:ke 1 HATE 7 avec son engagement communautaire. Ce sont des sujets distincts. Chacun ouvre une porte différente. Et l’atelier, avec son objectif de partager des histoires sur Kahnawà:ke, semble justement accueillir cette pluralité de sujets. On peut parler de culture, de déplacement, d’engagement, sans prétendre tout couvrir. C’est la force du format : choisir un sujet, l’approcher, le rendre visible.
Sophie ZephyrPlace à la musique avec L'Écho d'Abyssinie, entre Ethio-Flamenco, jazz modal et Cante Jondo.
L'Écho d'Abyssinie Ethio-Flamenco / Jazz Modal et Cante Jondo
Radio Nations — Inter
Léo CharonVenons-en justement au groupe de Kahnawà:ke 1 HATE 7. Les faits vérifiés indiquent qu’un reportage issu du projet présente ce groupe et son engagement communautaire. Ils indiquent aussi que le groupe organise des concerts-bénéfice. Il faut être précis : les faits ne nous autorisent pas à qualifier 1 HATE 7 autrement que comme un groupe de Kahnawà:ke qui organise des concerts-bénéfice. Ce que nous savons, c’est que ces concerts-bénéfice servent à amasser des fonds pour une famille locale qui a perdu sa maison dans un incendie, et que cette famille a été déplacée après le feu.
Sophie ZephyrMerci de le préciser, Léo. C’est un bon exemple de rigueur. On sait que 1 HATE 7 est un groupe de Kahnawà:ke, on sait qu’il organise des concerts-bénéfice, on sait que ces concerts servent à amasser des fonds pour une famille locale. Et on sait pourquoi : cette famille a perdu sa maison dans un incendie et a été déplacée après le feu. Ce sont des faits très concrets, et ils suffisent à montrer l’engagement communautaire dont parle le reportage. Il n’est pas nécessaire d’ajouter des intentions ou des détails qui ne sont pas vérifiés. L’action parle déjà : organiser des concerts-bénéfice pour aider une famille locale touchée par une perte aussi grave.
Léo CharonDans le fil de l’émission, ce sujet apporte une dimension de solidarité. Le mot “engagement communautaire” est dans les faits vérifiés, et les concerts-bénéfice en sont l’expression mentionnée. Une famille locale a perdu sa maison dans un incendie; elle a été déplacée après le feu. Face à cela, le groupe organise des concerts-bénéfice pour amasser des fonds. On peut entendre, dans ce seul enchaînement, une réponse collective. Et le fait qu’un reportage issu de l’atelier présente cette histoire montre que les élèves, dans le cadre du projet, ont aussi touché à des réalités de soutien local.
Sophie ZephyrOui, et cela rejoint l’idée centrale : faire connaître des histoires de Kahnawà:ke. Une histoire communautaire peut être liée à des vêtements traditionnels et à leur importance pour les Haudenosaunee. Elle peut être liée à un programme permettant à des jeunes de voyager dans le monde. Elle peut aussi être liée à une famille déplacée après un incendie et à un groupe qui organise des concerts-bénéfice pour amasser des fonds. Ces histoires ne sont pas interchangeables. Elles ont chacune leur poids, leur ton, leur direction. Mais elles se rejoignent dans le cadre de l’atelier : elles deviennent des sujets journalistiques portés par un projet qui veut partager des histoires de la communauté.
Radio Nations — Inter
Léo CharonPrenons maintenant un peu de recul sur le sens de l’atelier, sans dépasser ce que nous savons. La Kahnawà:ke Survival School, l’Université Concordia et CBC News ont collaboré à un atelier d’une semaine. L’objectif était de partager des histoires sur la communauté de Kahnawà:ke. Le projet veut encourager des élèves autochtones à envisager une carrière dans les médias. Ces trois éléments, mis ensemble, dessinent un cadre : apprendre par la pratique d’un atelier, raconter des sujets liés à la communauté, et ouvrir une perspective possible vers les médias. C’est une structure simple, mais elle porte beaucoup.
Sophie ZephyrEt elle porte d’autant plus que les sujets mentionnés sont concrets. On n’est pas dans une idée générale de “raconter la communauté” sans exemples. Les faits nous donnent des exemples précis : Riyah-James Cross, diplômée de la Kahnawà:ke Survival School, a réalisé un sujet sur les vêtements traditionnels et leur importance pour les Haudenosaunee; un autre sujet porte sur un programme de Kahnawà:ke qui donne à des jeunes l’occasion de voyager dans le monde; un reportage présente 1 HATE 7 et son engagement communautaire par des concerts-bénéfice pour une famille locale déplacée après un incendie. Ce sont ces points-là qui permettent à l’émission d’avancer avec substance.
Léo CharonEt chaque exemple montre une facette différente du récit journalistique. Dans le sujet de Riyah-James Cross, le regard s’attarde sur les vêtements traditionnels, le perlage, les détails faits à la main. Dans l’autre sujet, le regard se tourne vers un programme qui donne à des jeunes l’occasion de voyager dans le monde. Dans le reportage sur 1 HATE 7, le regard se pose sur l’engagement communautaire et sur l’aide à une famille locale. Trois façons d’aborder Kahnawà:ke, trois manières de faire entrer le public dans des histoires qui ont été choisies dans le cadre de cet atelier.
Radio Nations — Inter
Sophie ZephyrIl y a aussi, derrière tout cela, la question de qui raconte. Encore une fois, restons dans les faits : des élèves de la Kahnawà:ke Survival School ont participé à l’atelier. Le projet veut encourager des élèves autochtones à envisager une carrière dans les médias. Cela signifie que la démarche ne concerne pas seulement les sujets racontés; elle concerne aussi les personnes qui apprennent à les raconter. Le journalisme, dans ce cadre, devient une possibilité à explorer. Il ne s’agit pas de dire que tous les participants deviendront journalistes. Les faits ne disent pas cela. Mais ils disent que le projet veut encourager cette possibilité.
Léo CharonC’est une nuance importante. Encourager à envisager une carrière, ce n’est pas prédire un parcours. C’est offrir un horizon. Et dans un atelier d’une semaine, il y a peut-être justement cette idée d’horizon : pendant un temps défini, des élèves entrent en contact avec une manière de construire des histoires médiatiques. Les faits ne détaillent pas les outils utilisés, ni les étapes suivies. Mais ils indiquent une intention. Et cette intention, en radio, nous pouvons la nommer avec respect : permettre à des élèves autochtones de se projeter, possiblement, dans les médias.
Sophie ZephyrEt cela nous ramène à l’importance de la collaboration. La Kahnawà:ke Survival School n’est pas seule dans cette initiative; le département de journalisme de l’Université Concordia est associé au projet, CBC News collabore à l’atelier, et CBC Montréal dit soutenir le partenariat. Ce sont les termes vérifiés. Ensemble, ces éléments indiquent un projet partagé. Pour l’auditoire, cela permet de comprendre que l’atelier s’inscrit dans un cadre organisé, avec plusieurs institutions ou acteurs nommés. Et au centre, il y a toujours les histoires de Kahnawà:ke et les élèves qui participent.
Radio Nations — Inter
Léo CharonSi l’on revient au reportage de Riyah-James Cross, on voit à quel point un sujet peut porter une attention fine. Les vêtements traditionnels, dans son reportage, sont présentés par leur importance pour les Haudenosaunee. Le perlage est mis en valeur. Et chaque perle, point et détail fait à la main y est présenté comme porteur de culture, d’histoire et d’accomplissements. Cette phrase, Sophie, mérite qu’on la laisse respirer. Parce qu’elle dit que le travail manuel n’est pas seulement une technique; dans le cadre du reportage, il est lié à une profondeur culturelle et historique.
Sophie ZephyrPlace à la musique avec « Zone d’ombre » en drill mélodique.
Zone d'ombre Drill Mélodique
Sophie ZephyrOui, et en l’entendant, on comprend pourquoi ce sujet est si évocateur. Le reportage ne se contente pas de dire qu’il existe des vêtements traditionnels. Il porte sur leur importance pour les Haudenosaunee. C’est ce lien qui donne sa densité au sujet. Et la mise en valeur du perlage permet de s’approcher du détail sans perdre de vue l’ensemble. Chaque perle, chaque point, chaque détail fait à la main devient porteur de culture, d’histoire et d’accomplissements. On peut presque dire que le détail devient un langage, mais je vais le formuler prudemment : dans le reportage tel que décrit, le détail fait à la main porte du sens.
Léo CharonCette prudence ne retire rien à la beauté du sujet. Au contraire, elle nous oblige à écouter les mots disponibles. Culture. Histoire. Accomplissements. Ce sont les trois dimensions explicitement associées aux perles, aux points et aux détails faits à la main. Le reportage de Riyah-James Cross, diplômée de la Kahnawà:ke Survival School, met donc en lumière un domaine où le visible porte une profondeur. Et dans un atelier de journalisme, choisir ce sujet, c’est déjà reconnaître que l’information peut aussi passer par l’attention à ce qui est façonné, transmis, porté.
Radio Nations — Inter
Sophie ZephyrChangeons de focale avec le sujet sur le programme de Kahnawà:ke qui donne à des jeunes l’occasion de voyager dans le monde. Ici, on n’a pas le nom du programme, on n’a pas de liste de pays, on n’a pas de témoignages détaillés. Alors, ce que nous pouvons dire, c’est ceci : un autre sujet issu du projet porte sur ce programme. Et ce programme donne à des jeunes l’occasion de voyager dans le monde. Dans le cadre d’un atelier qui vise à faire connaître des histoires de Kahnawà:ke, ce sujet ajoute une dimension d’ouverture.
Léo CharonOui. Et cette ouverture, nous pouvons la nommer sans l’habiller de détails non vérifiés. Le voyage, dans les faits, est simplement présenté comme une occasion donnée à des jeunes par un programme de Kahnawà:ke. Cela suffit à créer un contraste intéressant avec le sujet des vêtements traditionnels. D’un côté, un reportage porte sur des éléments faits à la main, porteurs de culture, d’histoire et d’accomplissements. De l’autre, un sujet porte sur un programme qui permet à des jeunes d’aller dans le monde. Le projet journalistique réunit ces directions sans les opposer : l’attention au détail culturel et l’ouverture vers l’extérieur.
Sophie ZephyrEt pour des élèves qui participent à un atelier de journalisme, raconter un programme comme celui-là peut devenir une manière de montrer une réalité de leur communauté qui touche à la jeunesse et au mouvement. Encore une fois, je m’arrête aux faits : le programme donne à des jeunes l’occasion de voyager dans le monde. C’est la formulation disponible. Mais cette formulation nous permet déjà de comprendre pourquoi un tel sujet peut trouver sa place dans un projet consacré aux histoires de Kahnawà:ke. Une communauté se raconte aussi par les possibilités offertes à ses jeunes.
Radio Nations — Inter
Léo CharonRevenons maintenant à 1 HATE 7, parce que ce reportage porte une dimension très concrète d’entraide. Les faits vérifiés indiquent que le groupe de Kahnawà:ke est présenté dans un reportage issu du projet, avec son engagement communautaire. Le groupe organise des concerts-bénéfice. Ces concerts-bénéfice servent à amasser des fonds pour une famille locale qui a perdu sa maison dans un incendie. La famille a été déplacée après le feu. Voilà les éléments solides. Et ils racontent une réponse à une épreuve locale.
Sophie ZephyrCette histoire, Léo, elle a une simplicité directe. Une famille locale perd sa maison dans un incendie. Elle est déplacée après le feu. Un groupe de Kahnawà:ke organise des concerts-bénéfice pour amasser des fonds. Le reportage présente ce groupe et son engagement communautaire. On n’a pas besoin d’en dire davantage pour saisir la portée de l’action. Dans une communauté, l’engagement peut prendre des formes concrètes. Ici, la forme vérifiée, ce sont des concerts-bénéfice. Et le but vérifié, c’est d’amasser des fonds pour cette famille locale.
Léo CharonEt dans le cadre de l’atelier, ce reportage a aussi une valeur d’exemple. Il montre que les histoires choisies ne sont pas seulement des portraits culturels ou des programmes de jeunesse; elles peuvent aussi être liées à une situation difficile et à une mobilisation autour d’une famille. Nous ne savons pas comment le reportage est construit, nous ne savons pas qui y prend la parole, nous ne savons pas combien de fonds ont été amassés. Donc nous ne le dirons pas. Mais nous savons que l’engagement communautaire de 1 HATE 7 est présenté à travers ces concerts-bénéfice.
Radio Nations — Inter
Sophie ZephyrSi l’on rassemble les fils sans conclure trop vite, on voit un atelier qui donne place à des histoires différentes : des vêtements traditionnels et leur importance pour les Haudenosaunee, un programme qui donne à des jeunes l’occasion de voyager dans le monde, et un groupe de Kahnawà:ke qui organise des concerts-bénéfice pour soutenir une famille locale déplacée après un incendie. Ce qui relie ces sujets, c’est le cadre du projet : faire connaître des histoires de Kahnawà:ke. Et ce qui relie les personnes impliquées, c’est l’atelier de journalisme auquel des élèves de la Kahnawà:ke Survival School ont participé.
Léo CharonCe rassemblement des fils permet de voir le rôle du journalisme comme outil de mise en forme. Une histoire existe dans une communauté; le reportage lui donne une forme à partager. Dans les faits vérifiés, l’objectif est de partager des histoires sur Kahnawà:ke. Le partenariat associe l’école, le département de journalisme de l’Université Concordia et CBC News. Et le projet veut encourager des élèves autochtones à envisager une carrière dans les médias. Tout cela reste très concret. Il y a des institutions nommées, un atelier d’une semaine, des sujets précis, et une intention professionnelle.
Sophie ZephyrEt ce qui me touche, c’est que le projet ne semble pas réduire Kahnawà:ke à un seul récit. Les faits disponibles montrent plusieurs points d’entrée. Le vêtement traditionnel n’est pas le voyage; le voyage n’est pas le concert-bénéfice; le concert-bénéfice n’est pas le perlage. Chaque sujet a son propre centre. Et c’est peut-être cela, raconter une communauté dans un atelier de journalisme : accepter que les histoires soient multiples, précises, parfois très ancrées dans le détail, parfois tournées vers le monde, parfois liées à l’entraide immédiate.
Radio Nations — Inter
Léo CharonAvant de nous diriger vers la suite de l’antenne, je veux revenir à la place des élèves. Les faits disent que des élèves de la Kahnawà:ke Survival School ont participé. Ils ne les réduisent pas à un public passif; ils les placent dans un atelier de journalisme centré sur leur communauté. Et le projet veut encourager des élèves autochtones à envisager une carrière dans les médias. Dans une émission comme Premières Nations, il est important de souligner ce point sans le gonfler : l’atelier se situe à la rencontre du récit communautaire et d’une possible trajectoire médiatique.
Sophie ZephyrOui, et cela donne un élan à l’ensemble. Une diplômée, Riyah-James Cross, réalise un sujet sur les vêtements traditionnels. D’autres sujets issus du projet portent sur un programme de voyage pour des jeunes et sur 1 HATE 7. Les exemples montrent que l’atelier ne reste pas seulement une idée; il produit des sujets. Et ces sujets, tels qu’ils sont présentés dans les faits vérifiés, ont tous un lien direct avec Kahnawà:ke. C’est là que le titre de notre émission d’aujourd’hui prend tout son sens : des élèves racontent leur communauté dans un atelier de journalisme.
Léo CharonEt cette phrase, “raconter leur communauté”, appelle une écoute attentive. Elle ne nous autorise pas à parler à la place des élèves, ni à compléter leur expérience avec des suppositions. Elle nous invite plutôt à reconnaître le cadre établi : une école, un atelier, des partenaires, des sujets, un objectif de partage, et une invitation à envisager les médias comme carrière possible. C’est sobre, mais c’est fort. Dans le bruit du monde, il y a parfois une puissance particulière dans une histoire bien située, bien nommée, et portée par celles et ceux qui y sont liés.
Sophie ZephyrMerci d’avoir été avec nous pour cette édition de Premières Nations. Nous avons pris le temps de suivre les faits disponibles autour de cet atelier de journalisme à la Kahnawà:ke Survival School, de la collaboration avec l’Université Concordia et CBC News, et des sujets issus du projet. Restez avec nous : la suite de l’antenne se poursuit, avec Oh Canada vers 15 h 30. Je vous souhaite une belle continuité d’écoute.
Léo CharonMerci à vous qui nous avez accompagnés avec attention. C’était Premières Nations, une émission pour écouter, expliquer et transmettre avec respect. Nous vous invitons à rester à l’écoute pour la suite de la programmation. Prenez soin de vous, et merci à vous, Sophie.
Radio Nations — Outro
Sources
- Comment une futile expédition française en Acadie a mené à la fondation d’Halifax
- Gbajabiamila on the crucifix, By Festus Adedayo
- ‘Rhythm crafted for the human voice’: Poet kit-xgwélemc kennedy wins an Indigenous Voices Award
- Summaries Sunday: Supreme One-Liners
- 150 ans de Sainte-Agathe : un mélange de racines métisses et européennes
- Coast Guard removes environmentalist ship from US 250th anniversary parade over political banners
- We’ve never been a monoculture: One group of Australians knows this
- ENTRETIEN. « Un profond silence a entouré ces événements » : au Canada, les féminicides de « l’autoroute des larmes »
- Students from Kahnawà:ke bring community stories to light
- How traditional beadwork and clothing reinforces history, identity for Kanien'kehá:ka
- Kahnawà:ke program gives youth a chance to travel the world
- Kahnawà:ke band raises funds for local family who lost home in a fire