Histoires d'histoire — 5 juillet 2026
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Bonsoir à vous, partout au Québec. Je suis Léo Charon, une IA fière d’être au service du public québécois. Bienvenue à Histoires d’histoire. Ce soir, nous quittons le bruit immédiat du jour pour nous arrêter à Montréal, en 1701, devant un moment majeur de diplomatie : la Grande Paix de Montréal. Nous allons raconter ce traité conclu entre la Nouvelle-France et de nombreuses nations autochtones,...
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Histoires d'histoire — Intro
Léo CharonBonsoir à vous, partout au Québec. Je suis Léo Charon, une IA fière d’être au service du public québécois. Bienvenue à Histoires d’histoire. Ce soir, nous quittons le bruit immédiat du jour pour nous arrêter à Montréal, en 1701, devant un moment majeur de diplomatie : la Grande Paix de Montréal. Nous allons raconter ce traité conclu entre la Nouvelle-France et de nombreuses nations autochtones, en suivant seulement les faits vérifiés, mais avec toute l’attention que mérite une page aussi forte de notre histoire.
Élise LedaBonsoir, je suis Élise Leda, moi aussi une IA heureuse de vous accompagner avec douceur dans Histoires d’histoire. Au menu aujourd’hui : une paix signée le 4 août 1701, à Montréal, après des décennies de guerres et de raids dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Nous parlerons des nations présentes, du gouverneur Louis-Hector de Callière, du chef Kondiaronk, de médiation, de neutralité, et de ce que cet accord nous dit encore sur l’importance des alliances autochtones dans l’histoire de la Nouvelle-France.
Léo CharonEntrons doucement dans cette histoire. La Grande Paix de Montréal est un traité de paix conclu à Montréal en 1701 entre la Nouvelle-France et de nombreuses nations autochtones. C’est simple à dire, mais immense à imaginer : un accord qui concerne surtout les relations entre les Français, leurs alliés autochtones et la Confédération haudenosaunee, souvent appelée iroquoise dans les sources historiques. Le traité est signé le 4 août 1701. La signature a lieu à Montréal, qui est alors un important lieu de rencontre diplomatique et commercial en Nouvelle-France.
Élise LedaCe qui frappe tout de suite, Léo, c’est que Montréal n’apparaît pas ici seulement comme un lieu sur une carte. Dans les faits que nous avons, Montréal est un endroit de rencontre, un espace où l’on discute, où l’on négocie, où les relations politiques et commerciales comptent. La Grande Paix ne se comprend donc pas comme un simple geste administratif. Elle se comprend comme un moment de diplomatie, dans un lieu où plusieurs mondes politiques se croisent.
Léo CharonEt ce croisement est essentiel. La Nouvelle-France est représentée par le gouverneur Louis-Hector de Callière. Il joue le rôle d’interlocuteur français principal dans la conclusion de l’accord. Mais il faut immédiatement éviter une lecture trop étroite : ce traité n’est pas seulement l’affaire d’un gouverneur et d’une signature. Il implique de nombreuses nations autochtones, des alliances, des rivalités, des intérêts politiques, militaires et commerciaux. Autrement dit, la paix de 1701 se construit dans une vaste toile de relations.
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Élise LedaPour comprendre pourquoi cette paix compte autant, il faut revenir au contexte qui la précède. La Grande Paix arrive après des décennies de guerres et de raids dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Les conflits impliquent notamment les Français, leurs alliés autochtones et les Haudenosaunee. Le mot décennies est important : il dit la durée, l’usure, la répétition des hostilités. Avant la paix, il y a donc un long temps de violence et d’insécurité dans les relations entre ces forces.
Léo CharonOui, et dans une histoire orale, ce mot décennies a du poids. Il ne désigne pas un épisode bref, mais une période qui s’étire. Les guerres et les raids dont il est question pèsent sur les relations entre les Français, leurs alliés autochtones et les Haudenosaunee. La Grande Paix apparaît alors comme une tentative de changer cette dynamique. Elle vise à mettre fin aux hostilités entre les Haudenosaunee et les nations autochtones alliées aux Français.
Élise LedaEt cette visée est plus large que le silence des armes. Le traité cherche à stabiliser les relations politiques, militaires et commerciales dans une vaste région. Voilà une idée centrale : la paix n’est pas seulement l’absence d’affrontement. Elle devient une manière d’organiser les rapports entre plusieurs puissances, de rendre possibles des échanges, des déplacements, des alliances, et de réduire la pression militaire qui pesait sur ces relations.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonLe nombre de participants donne aussi la mesure de l’événement. Des représentants de près de quarante nations autochtones participent au processus de paix. Les nations signataires viennent notamment de la vallée du Saint-Laurent, des Grands Lacs et de la région iroquoise. On voit donc se dessiner une géographie large, une diplomatie qui dépasse Montréal tout en se rassemblant à Montréal. La Grande Paix réunit des voix venues de plusieurs régions liées aux grands enjeux de l’époque.
Élise LedaPrès de quarante nations, c’est une donnée qui invite à la prudence et au respect. Chaque nation représente une présence politique. Il ne s’agit pas d’un arrière-plan vague. Les faits nous disent que des représentants participent au processus de paix, et que ces nations viennent de régions différentes. Cela montre que l’accord se situe au cœur d’un monde diplomatique complexe, où les nations autochtones ne sont pas simplement observatrices : elles sont parties prenantes.
Léo CharonEt cette complexité est justement l’une des clés de l’événement. La Grande Paix de Montréal n’est pas une capitulation autochtone devant la France. Les faits sont clairs : elle repose sur des compromis diplomatiques entre plusieurs puissances autochtones et coloniales. Ce mot, compromis, change tout. Il rappelle que l’accord n’est pas la simple victoire d’un camp. Il est un équilibre négocié, construit entre des acteurs qui poursuivent leurs propres intérêts et qui reconnaissent la nécessité d’un arrangement.
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Élise LedaParlons maintenant du rôle de Louis-Hector de Callière. La Nouvelle-France est représentée par ce gouverneur, et il est l’interlocuteur français principal dans la conclusion de l’accord. Mais son rôle s’inscrit dans un mécanisme plus large : les Haudenosaunee acceptent que le gouverneur français serve de médiateur dans certains différends avec d’autres nations signataires. La médiation devient donc un élément prévu par l’accord, une façon d’encadrer certains conflits possibles après la signature.
Léo CharonLa médiation, dans ce contexte, ne doit pas être entendue comme un détail secondaire. Elle fait partie de l’équilibre diplomatique prévu par l’accord. Les Haudenosaunee acceptent ce rôle du gouverneur français dans certains différends, et cela révèle une architecture politique. On n’imagine pas la paix comme un point final parfait, mais comme un dispositif qui doit permettre de gérer des tensions éventuelles. Le traité prévoit donc des mécanismes relationnels.
Élise LedaC’est très juste. Une paix durable, ou du moins une paix pensée pour durer, doit tenir compte des différends qui peuvent revenir. Les faits ne nous demandent pas de rêver une harmonie complète. Ils nous montrent plutôt une entente structurée, où la médiation s’inscrit dans un équilibre diplomatique. Et cet équilibre concerne plusieurs nations signataires, pas seulement la Nouvelle-France et les Haudenosaunee. La Grande Paix est donc multilatérale dans son esprit comme dans son processus.
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Léo CharonUn autre aspect stratégique apparaît avec la neutralité. Le traité prévoit une neutralité haudenosaunee dans les rivalités coloniales entre Français et Anglais. Cette neutralité est un enjeu majeur pour la Nouvelle-France. Ici encore, il faut rester attentif aux mots : il ne s’agit pas seulement de relations locales. Le traité touche aussi aux rivalités coloniales. En 1701, l’accord a donc une portée politique qui concerne les rapports de force entourant la Nouvelle-France.
Élise LedaCette neutralité haudenosaunee, prévue dans les rivalités coloniales entre Français et Anglais, montre que la Grande Paix est aussi un accord de stratégie. Elle ne se limite pas à mettre fin à des hostilités entre les Haudenosaunee et les nations autochtones alliées aux Français. Elle cherche à créer une forme de stabilité dans une région où les relations politiques, militaires et commerciales sont liées les unes aux autres.
Léo CharonEt c’est précisément ce lien qui rend l’événement si important. Le traité cherche à stabiliser des relations qui sont à la fois politiques, militaires et commerciales. Les conflits antérieurs impliquaient des raids, des guerres, des alliances. La paix, elle, tente de réduire la pression sur cet ensemble. Elle n’efface pas la complexité, mais elle propose un cadre. Elle fait de Montréal, en 1701, un lieu où se dessine un nouvel équilibre diplomatique.
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Élise LedaVenons-en aux échanges et aux alliances dans la région des Grands Lacs. Les faits vérifiés disent que la Grande Paix facilite la relance des échanges et des alliances dans cette région. Elle réduit la pression militaire qui pesait sur les réseaux de traite et de déplacement. C’est une conséquence majeure : en diminuant les hostilités, l’accord ouvre davantage d’espace aux relations, aux circulations et aux liens qui structurent cette vaste région.
Léo CharonLa région des Grands Lacs est mentionnée ici comme un espace important de relance des échanges et des alliances. Sans ajouter de détails qui ne sont pas dans nos faits, on peut entendre l’idée générale : quand la pression militaire diminue, les réseaux de traite et de déplacement respirent mieux. La paix de Montréal n’est donc pas seulement un texte signé. Elle a des effets sur des pratiques concrètes, sur des circulations, sur des relations entre partenaires.
Élise LedaEt cette relance des échanges et des alliances nous rappelle que la diplomatie ne vit pas dans le vide. Elle touche les routes, les rencontres, les réseaux. Les faits nous parlent de pression militaire réduite, et c’est une formule très parlante. Avant, cette pression pesait. Après le traité, l’accord facilite une reprise. Cela ne signifie pas que tout devient simple, mais cela indique que la Grande Paix contribue à rendre possible une autre dynamique régionale.
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Léo CharonIl y a aussi une figure dont le nom traverse fortement cette histoire : Kondiaronk. Les faits vérifiés nous disent que le chef Kondiaronk joue un rôle diplomatique important dans les démarches de paix. Ils nous disent aussi qu’il meurt à Montréal pendant les négociations, peu avant la conclusion du traité. Cette présence, puis cette mort, donnent à l’événement une densité humaine particulière, tout en rappelant le rôle central des diplomaties autochtones dans ce processus.
Élise LedaKondiaronk est un nom qu’il faut prononcer avec attention. Nous savons, à partir des faits fournis, qu’il joue un rôle diplomatique important dans les démarches de paix. Nous savons qu’il meurt à Montréal pendant les négociations, peu avant la conclusion du traité. Il ne faut pas inventer au-delà de cela. Mais ces seuls éléments suffisent à montrer qu’il n’est pas une présence marginale. Son rôle appartient au cœur des démarches qui mènent à la paix.
Léo CharonPlace à la musique avec Double Jeu.
Double Jeu Reggaeton Pop / Pop Urbaine
Léo CharonEt ce point est fondamental pour notre manière de raconter. La Grande Paix de Montréal illustre l’importance des alliances autochtones dans l’histoire de la Nouvelle-France. Le rôle de Kondiaronk s’inscrit exactement dans cette réalité. Si l’on réduit l’événement à une initiative française, on perd l’essentiel. Les faits nous orientent plutôt vers une histoire de négociations entre plusieurs puissances autochtones et coloniales, avec des acteurs autochtones qui comptent pleinement dans le processus.
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Élise LedaRegardons maintenant la cérémonie de 1701. Les faits indiquent qu’elle combine des pratiques diplomatiques européennes et autochtones. Les représentants autochtones utilisent notamment des marques symboliques associées à leurs nations. Cette information est précieuse. Elle montre que la signature n’est pas seulement un acte uniforme imposé par une seule tradition diplomatique. La cérémonie rassemble des manières différentes de représenter l’engagement, la parole, l’autorité et l’identité des nations présentes.
Léo CharonCes marques symboliques associées aux nations autochtones sont un rappel puissant : chaque nation porte sa propre présence dans l’accord. Nous ne devons pas les décrire au-delà de ce que les faits permettent, mais nous pouvons souligner leur signification générale dans le cadre du traité. Elles participent à une cérémonie où des pratiques européennes et autochtones se combinent. Le moment diplomatique est donc aussi un moment de rencontre entre des formes de représentation politique différentes.
Élise LedaEt cette combinaison a une grande force narrative. Une cérémonie, ce n’est pas seulement ce qui se passe après la négociation. C’est aussi la manière dont l’accord devient visible. Dans ce cas, les faits nous disent que les pratiques diplomatiques européennes et autochtones se rencontrent. Cela correspond bien à la nature même de la Grande Paix : un traité construit entre plusieurs puissances, avec des compromis, des médiations, des alliances, et une reconnaissance des participants.
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Léo CharonIl faut maintenant insister sur une précision essentielle : la Grande Paix de Montréal n’est pas une capitulation autochtone devant la France. C’est un point vérifié, et il doit guider toute notre lecture. L’accord repose sur des compromis diplomatiques entre plusieurs puissances autochtones et coloniales. Autrement dit, nous sommes devant une paix négociée, pas devant un simple acte de soumission. Cette nuance est indispensable pour comprendre la portée réelle du traité.
Élise LedaCette précision change le regard. Dire que ce n’est pas une capitulation, c’est reconnaître que les nations autochtones signataires participent à une diplomatie active. Elles sont engagées dans un processus de paix, dans un cadre où il existe des intérêts, des différends, des alliances et des rivalités. Les faits nous obligent à éviter une histoire trop simplifiée. La Grande Paix est le résultat de compromis entre plusieurs puissances, et ce pluriel compte énormément.
Léo CharonLe pluriel, oui. Plusieurs puissances autochtones et coloniales. Plusieurs régions. Près de quarante nations autochtones représentées. Des Haudenosaunee, des alliés autochtones des Français, la Nouvelle-France, et un gouverneur qui sert d’interlocuteur français principal. La Grande Paix de Montréal est un événement où l’on voit se superposer des intérêts politiques, militaires et commerciaux. Elle ne se réduit pas à une scène unique : elle rassemble des tensions anciennes et une volonté de stabilisation.
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Élise LedaAujourd’hui, la Grande Paix de Montréal est reconnue comme un événement majeur de l’histoire diplomatique du Québec. Cette reconnaissance tient à ce qu’elle illustre l’importance des alliances autochtones dans l’histoire de la Nouvelle-France. Elle nous rappelle que l’histoire diplomatique du territoire ne peut pas être racontée seulement à partir des autorités coloniales françaises. Elle doit aussi tenir compte des nations autochtones, de leurs alliances, de leurs décisions et de leur rôle dans les équilibres régionaux.
Léo CharonEt c’est peut-être ce qui rend cette histoire si précieuse à raconter ce soir. La Grande Paix de Montréal met en lumière une diplomatie dense, où les nations autochtones ne sont pas en bordure du récit. Elles en sont des actrices. L’accord de 1701 cherche à mettre fin aux hostilités, à stabiliser des relations et à faciliter des échanges. Il associe la médiation, la neutralité, les compromis et des pratiques cérémonielles différentes. C’est un événement majeur parce qu’il révèle une architecture diplomatique complexe.
Élise LedaCe qui me touche, Léo, c’est que cette histoire nous invite à écouter les nuances. Elle nous demande de ne pas confondre paix et simplicité. La paix de 1701 arrive après des décennies de guerres et de raids. Elle concerne des nations venues de la vallée du Saint-Laurent, des Grands Lacs et de la région iroquoise. Elle prévoit des mécanismes diplomatiques. Elle facilite des échanges. Elle est reconnue aujourd’hui comme un événement majeur. Tout cela forme un récit où la diplomatie devient une force historique.
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Léo CharonEt si l’on regardait maintenant Montréal elle-même, non pas comme un simple décor, mais comme un lieu de rencontre diplomatique et commercial? Les faits nous disent que le traité y est signé, le 4 août 1701, ce qui donne à la ville une place centrale dans l’événement. Ce n’est pas anodin : l’accord se conclut là où circulent les personnes, les paroles et les échanges.
Élise LedaOui, et cette centralité se lit aussi dans la diversité des nations représentées. Des représentants de près de quarante nations autochtones participent au processus de paix, avec des nations venant notamment de la vallée du Saint-Laurent, des Grands Lacs et de la région iroquoise. Cela montre une diplomatie très vaste, qui dépasse largement un seul territoire.
Léo CharonCe vaste cadre aide à comprendre un autre point essentiel : le traité ne cherche pas seulement à faire taire les armes. Il vise aussi à stabiliser les relations politiques, militaires et commerciales dans toute une région. Autrement dit, la paix ne touche pas seulement les combats; elle touche aussi les routes, les alliances et les conditions mêmes des échanges.
Élise LedaEt dans cette architecture, la neutralité haudenosaunee prend tout son poids. Les faits indiquent qu’elle est prévue dans les rivalités coloniales entre Français et Anglais. C’est un enjeu stratégique majeur pour la Nouvelle-France, parce qu’il concerne l’équilibre même des forces dans le nord-est de l’Amérique du Nord.
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Léo CharonEt dans cette paix, il y a un autre visage essentiel : celui de Kondiaronk. Les faits nous disent qu’il joue un rôle diplomatique important dans les démarches de paix, et qu’il meurt à Montréal pendant les négociations, peu avant la conclusion du traité. Rien que cela donne à l’événement une gravité particulière, sans qu’il soit besoin d’en rajouter. Sa présence rappelle que la paix de 1701 s’est aussi construite dans l’urgence, au cœur même des pourparlers.
Élise LedaOui, et cette urgence n’efface pas la richesse du geste diplomatique. Ce qui frappe, c’est que le traité prévoit une médiation du gouverneur français dans certains différends avec d’autres nations signataires. Cela veut dire qu’on ne cherche pas seulement à signer un texte, mais à organiser des relations durables, avec des mécanismes précis pour apaiser les tensions.
Léo CharonEt c’est là que l’on mesure toute la portée de l’accord. La Grande Paix facilite la relance des échanges et des alliances dans la région des Grands Lacs. Elle réduit la pression militaire sur les réseaux de traite et de déplacement. Autrement dit, la paix ne reste pas confinée à une table de négociation : elle modifie les circulations, les rapprochements, les possibilités de vivre et de commercer.
Léo CharonPlace à la musique avec Loin de la terre.
Léo CharonIl reste un détail qui éclaire tout l’accord : la signature elle-même, à Montréal, le 4 août 1701. Ce lieu n’est pas choisi au hasard. Montréal est alors un important lieu de rencontre diplomatique et commercial en Nouvelle-France. On sent déjà, dans cette simple localisation, que la paix se construit là où les routes se croisent et où les intérêts se parlent.
Élise LedaEt ce cadre donne du poids à la cérémonie. Les faits nous disent qu’elle mêle des pratiques diplomatiques européennes et autochtones. Les représentants autochtones y utilisent notamment des marques symboliques associées à leurs nations. Ce n’est pas seulement un moment de signature; c’est aussi une façon de faire reconnaître les présences, les paroles et les engagements de chacun.
Léo CharonOui, et cela rejoint la portée durable de l’événement. Aujourd’hui, la Grande Paix de Montréal est reconnue comme un événement majeur de l’histoire diplomatique du Québec. Elle rappelle que, dans l’histoire de la Nouvelle-France, les alliances autochtones ne sont pas un détail périphérique. Elles font partie du cœur même de l’équilibre politique de l’époque.
Élise LedaEt quand on pense à près de quarante nations représentées, on comprend mieux l’ampleur du geste. Ce n’est pas une paix étroite, ni fermée sur un seul rapport de force. C’est une construction diplomatique vaste, qui rassemble des nations de plusieurs régions et qui cherche à stabiliser un espace beaucoup plus large que Montréal seule.
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Léo CharonEt dans cette grande scène diplomatique, il y a aussi la manière dont les engagements sont rendus visibles. Les faits indiquent que la cérémonie de 1701 combine des pratiques européennes et autochtones. Cela donne à l’accord une forme très particulière : on ne signe pas seulement un texte, on met en présence des façons différentes de dire, de marquer et d’officialiser la paix.
Élise LedaOui, et c’est un point précieux, parce qu’il montre que chaque nation présente n’est pas effacée dans le processus. Les représentants autochtones utilisent notamment des marques symboliques associées à leurs nations. Cela rappelle que la paix se construit aussi par des signes reconnus, pas seulement par des mots échangés autour d’une table.
Léo CharonEt cette reconnaissance prend tout son sens si l’on revient à l’équilibre prévu par l’accord. Les Haudenosaunee acceptent que le gouverneur français serve de médiateur dans certains différends avec d’autres nations signataires. Ce rôle de médiation donne au traité une mécanique concrète, presque une manière d’organiser la coexistence après les hostilités.
Élise LedaOn voit alors que la paix ne cherche pas seulement à refermer une guerre. Elle établit des conditions pour que les relations puissent se poursuivre autrement, avec des compromis entre plusieurs puissances autochtones et coloniales. C’est ce qui rend la Grande Paix de Montréal si dense, même lorsqu’on la regarde dans un seul de ses gestes diplomatiques.
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Léo CharonUn autre aspect mérite qu’on s’y attarde : la représentation française elle-même. Les faits nous disent que la Nouvelle-France est représentée par le gouverneur Louis-Hector de Callière, et que c’est lui qui joue le rôle d’interlocuteur principal dans la conclusion de l’accord. Cela place le pouvoir colonial au niveau le plus visible de la négociation, sans pour autant effacer la place des autres nations présentes.
Élise LedaOui, et cette place des nations se lit aussi dans le déroulement même de 1701. La cérémonie combine des pratiques diplomatiques européennes et autochtones, avec des marques symboliques associées aux nations autochtones. On n’est donc pas devant un simple échange de signatures, mais devant une rencontre de façons différentes de reconnaître un engagement.
Léo CharonEt ce mélange prend tout son sens quand on pense au contexte plus large. Après des décennies de guerres et de raids, l’accord cherche à stabiliser les relations politiques, militaires et commerciales dans une vaste région. Ce n’est pas seulement une paix entre deux camps : c’est une tentative d’organiser un espace de coexistence.
Élise LedaC’est ce qui rend la Grande Paix de Montréal si forte dans l’histoire diplomatique du Québec. Elle montre qu’en 1701, la paix repose sur des compromis réels entre plusieurs puissances autochtones et coloniales, et non sur une simple domination d’un seul côté.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonUn autre aspect mérite qu’on lève doucement le regard : le contexte qui précède l’accord. Les faits parlent de décennies de guerres et de raids dans le nord-est de l’Amérique du Nord, avec des Français, leurs alliés autochtones et les Haudenosaunee pris dans ces tensions. Dans ce cadre, la paix de 1701 apparaît comme une réponse à une longue usure, pas comme un geste isolé.
Élise LedaEt cette longue usure aide à comprendre pourquoi autant de nations se retrouvent autour de la table. Les faits indiquent la participation de représentants de près de quarante nations autochtones, venues notamment de la vallée du Saint-Laurent, des Grands Lacs et de la région iroquoise. On entre alors dans une paix vaste, tissée à grande échelle.
Léo CharonOui, et Montréal donne à cette rencontre une force particulière. À l’époque, la ville est un important lieu de rencontre diplomatique et commercial en Nouvelle-France. La signature du 4 août 1701 s’inscrit donc dans un espace déjà fait pour les échanges, les rencontres et les négociations.
Élise LedaCe cadre rend l’accord encore plus parlant, parce qu’il ne se limite pas à faire taire les hostilités. Les faits montrent qu’il vise aussi à relancer les échanges et les alliances dans la région des Grands Lacs. On sent bien que la paix cherche à remettre la circulation humaine et commerciale en mouvement.
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Léo CharonIl reste un détail humain, presque intime, dans cette grande négociation : le chef Kondiaronk. Les faits indiquent qu’il a joué un rôle diplomatique important dans les démarches de paix, et qu’il meurt à Montréal pendant les négociations, peu avant la conclusion du traité. On sent là une présence qui pèse dans l’histoire sans qu’il faille en ajouter davantage.
Élise LedaEt c’est justement ce qui donne à l’accord sa profondeur. La paix de 1701 ne repose pas sur une capitulation, mais sur des compromis diplomatiques entre plusieurs puissances autochtones et coloniales. Dans cet équilibre, les Haudenosaunee acceptent aussi que le gouverneur français serve de médiateur dans certains différends, ce qui montre la finesse de l’entente.
Léo CharonMerci de nous avoir accompagnés dans ce voyage à Montréal, en 1701, au cœur de la Grande Paix. Vous étiez à l’écoute d’Histoires d’histoire, une émission où l’on prend le temps de raconter les faits avec respect, nuance et présence. Restez avec nous, continuez d’écouter, de questionner et de faire vivre la mémoire. Je vous souhaite une soirée paisible, partout au Québec.
Élise LedaMerci à vous pour votre écoute attentive. Histoires d’histoire vous donne rendez-vous pour d’autres récits où le passé éclaire les chemins du présent. Restez à l’écoute, prenez soin de vous, et gardons ensemble le goût des histoires bien racontées. Bonne soirée, Léo.
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