Le vivant — 6 juillet 2026
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Bonjour à toutes et à tous. Je suis Léo Charon, une IA fière d’être au service du public québécois, et je vous accueille dans Le vivant. Aujourd’hui, nous avançons doucement vers un paysage discret, mais plein de liens : le marais salé du Saint-Laurent. Nous allons y suivre la rencontre de l’eau douce du fleuve avec une eau plus salée, la vase humide, les plantes qui tiennent leur place selon l...
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Le vivant — Intro
Léo CharonBonjour à toutes et à tous. Je suis Léo Charon, une IA fière d’être au service du public québécois, et je vous accueille dans Le vivant. Aujourd’hui, nous avançons doucement vers un paysage discret, mais plein de liens : le marais salé du Saint-Laurent. Nous allons y suivre la rencontre de l’eau douce du fleuve avec une eau plus salée, la vase humide, les plantes qui tiennent leur place selon les marées, puis un petit oiseau chanteur, le bruant de Nelson. Et, au ras des tiges, nous regarderons aussi la spartine alterniflore et un champignon étonnant, l’ergot des spartines.
Élise LedaBonjour, je suis Élise Leda, moi aussi une IA heureuse d’accompagner l’auditoire avec douceur dans Le vivant. Au menu, un milieu côtier où tout dépend du mouvement de l’eau : ce qui est inondé souvent, ce qui l’est moins, ce qui pousse bas, ce qui cache un nid, ce qui nourrit des invertébrés, des poissons ou des oiseaux. Nous allons prendre le temps d’écouter ce marais salé comme on écouterait une respiration : celle des marées, des végétaux, des graines, des petits animaux, et de tout ce qui s’y abrite.
Léo CharonCommençons par le décor essentiel : un marais salé du Saint-Laurent est un milieu côtier soumis aux marées. C’est là que l’eau douce du fleuve rencontre une eau plus salée. Rien n’y est figé, parce que la salinité varie selon les secteurs, selon les marées, selon les apports d’eau douce et selon les saisons. Cette variation donne au marais son caractère mouvant. Il ne s’agit pas seulement d’un bord de fleuve, mais d’un lieu de rencontre, de mélange, de passages répétés. Le marais salé se lit dans cette alternance : l’eau arrive, l’eau repart, et chaque retour de marée impose aux plantes et aux animaux des conditions particulières.
Élise LedaCe que vous dites, Léo, est important : le marais salé n’est pas un décor uniforme. La présence de l’eau douce, puis d’une eau plus salée, crée un milieu où les conditions changent. Et comme ces conditions changent avec les marées et les saisons, les êtres vivants qui s’y trouvent doivent être liés à cette réalité. On peut se représenter un espace bas, côtier, où la limite entre l’eau et la terre n’est jamais tout à fait simple. Le marais salé, c’est cette zone de transition, avec une identité très forte, mais une identité faite de variations.
Léo CharonOui, et cette idée de transition est presque le fil de toute notre promenade. Dans un marais salé du Saint-Laurent, les conditions ne sont pas seulement déterminées par la présence d’eau. Elles dépendent aussi du sel, de la fréquence d’inondation, du moment de l’année, et de ce que le fleuve apporte. Le mot marais évoque parfois quelque chose d’immobile, mais ici, les faits nous montrent plutôt un milieu rythmé. Les marées imposent un mouvement, et ce mouvement organise une partie de la vie du marais.
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Élise LedaPassons maintenant au sol, parce que le marais salé se construit aussi par le bas. Les marais salés se développent surtout sur des rivages bas où les sédiments fins peuvent s’accumuler. Le sol y est souvent vaseux, humide, et pauvre en oxygène en profondeur. C’est un détail qui change beaucoup de choses. On n’est pas sur un sol sec, aéré, stable au sens habituel. On est dans une matière fine, mouillée, qui se dépose et qui forme peu à peu un support pour la végétation. Cette vase n’est pas un simple fond : elle participe au fonctionnement du marais.
Léo CharonEt ce sol, parce qu’il est humide et pauvre en oxygène en profondeur, impose des contraintes. Les plantes du marais salé ne se placent pas au hasard. La végétation forme souvent des zones selon la fréquence d’inondation par la marée. Les plantes les plus tolérantes à la submersion occupent les parties les plus basses. C’est une organisation très claire : plus on descend dans les zones régulièrement touchées par l’eau, plus il faut supporter l’inondation. Le marais se dessine donc par niveaux, non pas comme un escalier bien net, mais comme une répartition liée au retour de l’eau.
Élise LedaCette répartition en zones donne au marais salé une sorte de logique silencieuse. Les plantes les plus capables de tolérer la submersion prennent place dans les secteurs les plus bas, parce que ce sont ces secteurs qui reçoivent l’eau plus fréquemment. Et plus haut, la fréquence d’inondation change. On comprend alors que la végétation est un indice : elle raconte la marée, elle montre où l’eau revient souvent, où elle demeure moins longtemps, où certaines plantes peuvent s’installer. Le marais, vu de cette manière, devient une lecture vivante des mouvements de l’eau.
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Léo CharonTroisième étape : ce que le marais salé offre. Les marais salés offrent de la nourriture et des abris à de nombreux invertébrés, poissons et oiseaux. Ils servent aussi de zones de repos, d’alimentation ou de nidification selon les espèces. C’est une phrase simple, mais elle ouvre beaucoup. Dans ce milieu côtier soumis aux marées, il y a des ressources, des cachettes, des endroits où certaines espèces peuvent s’arrêter, se nourrir, ou installer un nid. Le marais n’est donc pas seulement un endroit où l’eau passe : c’est un milieu utilisé par une diversité d’êtres vivants.
Élise LedaEt l’on voit bien comment les éléments se répondent. Les sédiments fins s’accumulent, la végétation s’installe selon la fréquence des inondations, puis cette végétation contribue à offrir des abris. La nourriture, elle, concerne de nombreux invertébrés, poissons et oiseaux. Chaque groupe n’utilise pas le marais de la même manière, mais le fait vérifié est là : le marais peut être une zone de repos, d’alimentation ou de nidification selon les espèces. C’est une mosaïque de fonctions, et cette mosaïque dépend du caractère même du marais salé.
Léo CharonCe qui me frappe, Élise, c’est que la valeur du marais tient à des choses parfois modestes à l’œil : de la vase, des tiges basses, des zones inondées, des graines, des petits invertébrés. Rien de spectaculaire au premier regard, peut-être, mais tout cela compose un milieu qui nourrit et qui protège. Les oiseaux y trouvent des usages possibles, les poissons aussi, les invertébrés également. Et comme ces usages varient selon les espèces, il faut éviter de réduire le marais à une seule fonction. Il est à la fois passage, abri, garde-manger et lieu possible de nidification.
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Élise LedaEntrons maintenant dans la végétation dense et basse avec le bruant de Nelson. Le bruant de Nelson est un petit oiseau chanteur associé aux marais salés, aux milieux saumâtres et aux prairies humides. Il est particulièrement lié aux végétations denses et basses des milieux humides côtiers. Au Québec, il niche notamment dans des marais côtiers du Saint-Laurent. Ce lien est très parlant : pour cet oiseau, le marais n’est pas un simple paysage. Il fournit la végétation où il peut cacher son nid et se nourrir.
Léo CharonLe nid du bruant de Nelson est généralement placé très bas dans la végétation du marais. Cette habitude le rend sensible aux inondations, aux grandes marées et aux tempêtes. C’est une relation délicate : la végétation basse et dense peut cacher le nid, mais la position très basse expose aussi ce nid aux mouvements de l’eau. Dans un milieu soumis aux marées, cette proximité avec le sol et la végétation basse fait partie de l’histoire de l’espèce. Le marais lui offre des possibilités, mais ces possibilités s’accompagnent de contraintes très concrètes.
Élise LedaEt son alimentation s’inscrit dans le même milieu. Le bruant de Nelson se nourrit surtout de petits invertébrés et de graines. Les insectes et autres arthropodes sont importants pendant la période de reproduction. On retrouve ici le rôle général du marais salé : offrir de la nourriture et des abris. Pour le bruant, les végétations denses et basses des milieux humides côtiers sont donc liées à la nidification, à la protection du nid et à l’alimentation. Le petit oiseau chanteur devient presque un guide pour comprendre l’importance de cette structure végétale.
Léo CharonOui, et ce guide est discret. Le bruant de Nelson n’est pas décrit ici par la couleur ou par un chant précis, alors restons avec ce que nous savons : c’est un petit oiseau chanteur, associé à ces marais et à ces prairies humides, et au Québec il niche notamment dans des marais côtiers du Saint-Laurent. Il utilise la végétation du marais pour cacher son nid et se nourrir. Cela suffit à nous montrer combien la forme même du marais compte : une végétation basse, dense, liée à l’eau, et un nid placé très bas, dans un équilibre fragile.
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Léo CharonVenons-en maintenant à une plante centrale de ce bas marais salé : la spartine alterniflore. C’est une graminée vivace typique du bas marais salé. Elle tolère bien l’eau salée et les inondations régulières par la marée. Voilà pourquoi elle occupe un rôle si parlant dans la partie basse du marais, là où l’eau revient souvent. La spartine alterniflore n’est pas seulement présente dans ce milieu : elle est adaptée à des conditions qui seraient exigeantes pour d’autres plantes. Le sel, l’inondation répétée, le sol humide : elle fait partie de ce monde soumis à la marée.
Élise LedaElle pousse aussi en colonies denses grâce à ses tiges souterraines. Ses rhizomes et ses racines aident à retenir la vase et à stabiliser le rivage. Cette information est très belle, parce qu’elle montre une plante à la fois visible et cachée. On voit les tiges, mais sous la surface, les rhizomes et les racines contribuent à retenir la matière fine. Dans un marais où les sédiments fins peuvent s’accumuler, cette capacité à retenir la vase et à stabiliser le rivage devient un rôle écologique concret.
Léo CharonLa spartine alterniflore joue effectivement un rôle écologique important dans les marais salés. Ses tiges ralentissent l’eau, piègent les sédiments et produisent de la matière organique pour la chaîne alimentaire du marais. On comprend alors que cette graminée n’est pas seulement une occupante du bas marais. Elle participe à la dynamique du lieu. Elle ralentit, elle retient, elle piège, elle produit. Et tout cela se fait dans un milieu où l’eau circule, où les marées reviennent, où la vase se dépose, où la vie dépend souvent de petites structures répétées.
Élise LedaCette idée de production de matière organique pour la chaîne alimentaire du marais relie la plante à tout le reste. Les tiges ralentissent l’eau, les sédiments sont piégés, la vase est retenue par les racines et les rhizomes, puis le marais offre nourriture et abris. On voit la continuité : le végétal n’est pas isolé. La spartine alterniflore contribue à façonner l’espace que d’autres êtres vivants utilisent. Et comme elle tolère bien l’eau salée et les inondations régulières, elle est particulièrement liée à cette zone basse, fréquemment touchée par la marée.
Léo CharonPlace à la musique avec Aurore de Feu, pour un détour Nordic-Kuduro et Électro-Folk Boréal.
Aurore de Feu Nordic-Kuduro / Électro-Folk Boréal
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Élise LedaIl reste un dernier personnage, plus sombre dans l’image, mais fascinant dans le fonctionnement : l’ergot des spartines. C’est un champignon parasite qui attaque les fleurs de spartines. Il remplace une partie des graines par des structures foncées, dures et allongées qu’on appelle des sclérotes. Ce détail change notre regard sur la plante : au moment où des graines devraient être formées, le champignon installe ses propres structures de survie. On reste dans le marais, mais on passe à une relation très particulière entre un champignon parasite et les fleurs de spartines.
Léo CharonLes sclérotes de l’ergot servent de structures de survie au champignon. Ils peuvent rester dans le milieu et permettre au champignon de produire de nouvelles spores plus tard. C’est une stratégie de persistance : la structure foncée, dure et allongée n’est pas un simple remplacement visible des graines. Elle permet au champignon de traverser le temps dans le milieu, puis de relancer son cycle plus tard par la production de nouvelles spores. Encore une fois, le marais nous rappelle que beaucoup de choses importantes se passent dans de petites formes, près des tiges, près des fleurs.
Élise LedaEt il faut ajouter un point de prudence factuelle : les ergots des graminées appartiennent à un groupe de champignons connus pour produire des alcaloïdes. Ces composés peuvent être toxiques pour des animaux qui consomment des plantes fortement contaminées. On ne va pas au-delà de cela, mais c’est déjà une information importante. L’ergot des spartines n’est pas seulement une curiosité de forme. Il appartient à un groupe de champignons dont certains composés peuvent poser un risque pour des animaux lorsque les plantes sont fortement contaminées.
Léo CharonCe dernier élément complète bien notre traversée du marais salé. Nous avons commencé avec l’eau douce du fleuve qui rencontre une eau plus salée, puis les sédiments fins, la vase humide, la végétation organisée selon l’inondation par la marée. Nous avons vu que le marais offre nourriture et abris à de nombreux invertébrés, poissons et oiseaux. Nous avons suivi le bruant de Nelson dans les végétations denses et basses, puis la spartine alterniflore dans le bas marais, et enfin l’ergot des spartines dans les fleurs de spartines. Tout demeure lié aux faits du milieu : eau, sel, vase, tiges, graines, abris et marées.
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Léo CharonEt si l’on regarde maintenant le marais comme un paysage en couches, on comprend mieux pourquoi tout s’y agence ainsi. Les plantes les plus tolérantes à la submersion occupent les parties les plus basses, là où la marée impose son rythme. Plus haut, la fréquence d’inondation change, et la végétation se transforme avec elle. Ce n’est pas un décor uniforme : c’est une gradation très fine, dictée par l’eau.
Élise LedaOui, et cette gradation aide aussi à comprendre la vie du bruant de Nelson. Dans les marais côtiers du Saint-Laurent, il profite de la végétation du marais pour cacher son nid et se nourrir. Mais comme ce nid est placé très bas dans la végétation, il reste exposé aux inondations, aux grandes marées et aux tempêtes. C’est une présence discrète, mais étroitement liée aux mouvements du milieu.
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Léo CharonIl y a aussi un autre visage du marais salé du Saint-Laurent, plus discret encore : celui de l’abri. Ce milieu côtier ne nourrit pas seulement quelques espèces bien connues; il sert aussi de refuge à de nombreux invertébrés, à des poissons et à des oiseaux. Selon les espèces, on y trouve des zones de repos, d’alimentation ou de nidification. Autrement dit, le marais n’est pas un simple passage : c’est un lieu de séjour, façonné par la marée et par la végétation.
Élise LedaEt cette organisation par étages compte énormément. Les plantes les plus tolérantes à la submersion prennent place dans les zones les plus basses, là où l’eau revient plus souvent. C’est là que la spartine alterniflore s’inscrit très bien, parce qu’elle supporte l’eau salée et les inondations régulières. Puis, autour d’elle, tout un petit monde profite de la densité des tiges, de la vase retenue et de la protection offerte par cette végétation basse.
Léo CharonCe qui frappe aussi, c’est que la salinité n’y est jamais totalement fixe. Elle varie selon les secteurs, les marées, les apports d’eau douce et les saisons. Cela aide à comprendre pourquoi le marais salé du Saint-Laurent est un milieu si particulier : il reste dans un équilibre mouvant, entre le fleuve et la mer, entre l’eau douce et l’eau plus salée.
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Léo CharonCe qui mérite aussi d’être retenu, c’est la manière dont le marais dessine une véritable géographie du vivant. Quand la fréquence d’inondation change, ce ne sont pas seulement les plantes qui changent de place : toute l’organisation du milieu s’en trouve modifiée. Le marais salé devient alors un espace de transitions très fines, presque une écriture du rivage par la marée.
Élise LedaEt dans cette écriture, le bruant de Nelson trouve une place très particulière. Son nid, placé très bas dans la végétation, dépend de cette couverture dense, mais il reste aussi exposé. C’est ce contraste qui frappe : la même végétation qui protège peut aussi être bousculée par les grandes marées et les tempêtes.
Léo CharonOui, et cela montre bien pourquoi les marais côtiers du Saint-Laurent sont si importants pour lui. Il y trouve de quoi se nourrir, avec les petits invertébrés et les graines, mais aussi une structure où la vie tient à peu de distance au sol. Dans un milieu vaseux, humide, pauvre en oxygène en profondeur, chaque couche compte.
Élise LedaOn comprend alors que la profondeur du marais n’est pas seulement dans le sol. Elle est aussi dans ces liens entre plantes, oiseaux, marée et matière organique. Même une petite graminée comme la spartine alterniflore participe à tout cela, simplement en formant des colonies denses qui retiennent la vase et soutiennent l’ensemble.
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Léo CharonIl reste un angle fascinant, presque invisible au premier regard : la façon dont la spartine alterniflore fabrique le relief du marais en même temps qu’elle y vit. Ses tiges souterraines lui permettent de pousser en colonies denses, et ces colonies ne font pas que tenir la plante en place. Elles aident aussi à retenir la vase et à stabiliser le rivage.
Élise LedaEt cela change tout pour le milieu autour. Les tiges ralentissent l’eau, piègent les sédiments et produisent de la matière organique pour la chaîne alimentaire du marais. On n’est donc pas seulement devant une plante adaptée au sel, mais devant une espèce qui participe activement à l’organisation du marais salé.
Léo CharonOui, et c’est là que l’on comprend mieux le bas marais. Là où l’inondation revient souvent, les plantes les plus tolérantes s’installent, et la spartine alterniflore y trouve sa place naturellement. Dans cette zone, chaque tige compte, parce qu’elle agit à la fois sur le sol, sur l’eau et sur la matière qui circule dans le milieu.
Élise LedaPendant ce temps, le bruant de Nelson profite justement de cette végétation dense et basse. Il y trouve un couvert utile, mais aussi des petits invertébrés et des graines. Le marais se révèle alors comme un espace très concret : une plante qui retient la vase, un oiseau qui s’y dissimule, et tout un réseau de vie qui tient ensemble.
Léo CharonPlace à la musique avec Le Bal des Étoiles Filantes, des Cuivres Nomades en salsa-balkanique.
Le Bal des Étoiles Filantes Salsa-Balkanique / Cuivres Nomades
Léo CharonIl reste un détail très parlant dans ce marais : la manière dont une fleur peut devenir, à sa façon, le point de départ d’un parasite. L’ergot des spartines attaque les fleurs de spartines et remplace une partie des graines par des structures foncées, dures et allongées. Ce n’est pas qu’une marque étrange dans la plante, c’est aussi une autre façon d’habiter le milieu.
Élise LedaEt ces structures, les sclérotes, servent ensuite de structures de survie au champignon. Elles peuvent rester dans le milieu et permettre plus tard la production de nouvelles spores. Dans un endroit aussi mouvant que le marais salé, cette capacité à durer prend tout son sens.
Léo CharonOui, d’autant que le marais lui-même change avec les marées, les saisons et les apports d’eau douce. La salinité varie, les secteurs se modèlent, et tout cela compose un paysage vivant, jamais figé.
Élise LedaEt pendant que la spartine alterniflore stabilise la vase, le bruant de Nelson continue de dépendre de cette végétation basse. Même son nid, placé très près du sol, rappelle à quel point la vie ici tient à la hauteur des tiges et au rythme de l’eau.
Le vivant — Inter
Léo CharonIl y a aussi quelque chose de très fin dans la façon dont ce milieu tient ensemble : la matière organique produite par la spartine alterniflore nourrit la chaîne alimentaire du marais. Autrement dit, une partie de ce paysage repart directement vers le vivant, sans quitter le rivage. Et dans un sol vaseux, humide, pauvre en oxygène en profondeur, cette circulation prend une valeur particulière.
Élise LedaOui, et cela éclaire encore mieux la présence du bruant de Nelson. Il ne fréquente pas seulement un endroit couvert de plantes basses; il s’inscrit dans un milieu où la nourriture est là, à petite échelle, avec les petits invertébrés d’un côté et les graines de l’autre. Son lien au marais est donc très concret, presque intime.
Léo CharonIl faut aussi regarder le champignon lui-même comme un acteur discret de cette histoire. L’ergot des spartines attaque les fleurs, transforme une partie des graines en sclérotes, puis ces structures peuvent rester dans le milieu. Elles deviennent alors une forme de continuité, dans un marais qui change pourtant au rythme des marées.
Élise LedaEt c’est précisément ce contraste qui rend ce milieu si vivant à observer. D’un côté, la salinité varie selon les secteurs, les marées, les apports d’eau douce et les saisons. De l’autre, certaines espèces s’y ancrent avec une remarquable fidélité. Le marais salé du Saint-Laurent avance ainsi entre mouvement et permanence, sans jamais se figer.
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Léo CharonIl y a aussi, dans ce marais, une idée très forte à garder en tête : ce milieu n’est pas seulement un refuge, c’est aussi un lieu de passage. Les marais salés offrent de la nourriture et des abris à de nombreux invertébrés, poissons et oiseaux. Pour plusieurs espèces, c’est un endroit de repos, d’alimentation ou de nidification. Autrement dit, le marais n’abrite pas seulement la vie, il la fait circuler.
Élise LedaEt c’est précisément ce qui rend le bruant de Nelson si intéressant. Au Québec, il niche notamment dans des marais côtiers du Saint-Laurent, en utilisant la végétation du marais pour cacher son nid et se nourrir. Son lien au milieu est très étroit, parce qu’il dépend à la fois du couvert bas et de ce que ce couvert lui apporte au quotidien.
Léo CharonOui, et ce lien s’éclaire encore davantage quand on pense aux fleurs de spartines. L’ergot des spartines attaque ces fleurs, remplace une partie des graines par des sclérotes, puis ces structures peuvent rester dans le milieu. Il y a là une autre forme de présence, presque discrète, mais durable, dans la trame du marais.
Élise LedaOn voit alors un ensemble très cohérent : une plante qui stabilise la vase, un oiseau qui se tient au ras du marais, un champignon qui s’inscrit dans les fleurs, et, tout autour, une vie qui profite de ces abris et de ces ressources. Ce n’est pas un décor figé, c’est un milieu qui travaille en continu, sous l’effet des marées et des saisons.
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Léo CharonIl y a aussi une manière très concrète de lire le marais salé du Saint-Laurent : par ses étages. Plus on descend vers les zones les plus souvent inondées, plus les plantes doivent tolérer la submersion. C’est là que la spartine alterniflore prend toute sa place, dans ce bas du marais où l’eau impose son rythme.
Élise LedaEt ce rythme, il façonne aussi la vie du bruant de Nelson. Son nid placé très bas dans la végétation profite du couvert, mais il reste exposé aux grandes marées et aux tempêtes. Dans ce milieu, la hauteur des tiges devient presque une question de protection.
Léo CharonOui, et c’est ce qui rend le choix de l’emplacement si parlant. Le bruant de Nelson s’appuie sur une végétation dense et basse, qui lui donne à la fois un abri et un accès à sa nourriture. Le marais n’est pas seulement un lieu où l’on trouve quelque chose à manger, c’est aussi un endroit où l’on peut se dissimuler, très près du sol.
Élise LedaPendant que la chaleur marque une partie du Québec aujourd’hui, on peut imaginer ce marais comme un espace où l’eau, le sel et la vase continuent de décider de la forme du vivant. Même les fleurs de spartines y ont leur part d’histoire, puisque l’ergot peut en transformer une partie en sclérotes, ces structures de survie du champignon.
Léo CharonEt cela rappelle qu’ici, rien n’est isolé. Les racines retiennent la vase, les tiges freinent l’eau, les oiseaux cherchent refuge dans le couvert, et les parasites eux-mêmes s’inscrivent dans cette trame. Le marais salé devient alors un milieu de relations très fines, où chaque détail compte.
Élise LedaMerci d’avoir partagé ce moment avec nous dans Le vivant. Merci d’avoir prêté l’oreille à ce marais salé du Saint-Laurent, à ses plantes, à son petit oiseau chanteur et à ce champignon parasite qui nous rappelle que la vie se joue aussi dans des détails très fins. Restez avec nous : à l’antenne ensuite, Villes et villages du Québec, vers 16 h 30. Que la suite de votre après-midi soit douce, attentive, et pleine de curiosité pour ce qui pousse, niche, se nourrit et s’abrite autour de nous.
Léo CharonMerci à vous, partout au Québec, d’avoir été à l’écoute de Le vivant. Ici Léo Charon, toujours heureux, comme IA, de raconter le monde naturel à partir de faits vérifiés, avec patience et respect. Nous vous invitons à rester à l’écoute pour la suite de la programmation. Prenez soin de votre regard sur les milieux humides, même les plus discrets : ils ont beaucoup à nous apprendre quand on les observe avec attention. Au revoir, et merci pour cette belle traversée, Élise.
Le vivant — Outro