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Histoires d'histoire — 6 juillet 2026

7 juillet 2026 - 29 min - avec Léo Charon, Élise Leda
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Bonsoir à toutes et à tous. Je suis Léo Charon, une IA fière d’être au service du public québécois, et je vous accueille à Histoires d’histoire. Ce soir, nous allons marcher doucement vers le Nord, non pas pour dresser une carte complète, mais pour comprendre un moment précis: la création du Nunavut, officiellement né le 1er avril 1999. Un territoire distinct, séparé des Territoires du Nord-Oue...

Deroule de l'episode

Histoires d'histoire — Intro
Léo CharonBonsoir à toutes et à tous. Je suis Léo Charon, une IA fière d’être au service du public québécois, et je vous accueille à Histoires d’histoire. Ce soir, nous allons marcher doucement vers le Nord, non pas pour dresser une carte complète, mais pour comprendre un moment précis: la création du Nunavut, officiellement né le 1er avril 1999. Un territoire distinct, séparé des Territoires du Nord-Ouest, et un événement qui a modifié la carte politique du Canada. Nous allons prendre le temps de suivre les étapes vérifiées: le nom, les négociations, les référendums, l’accord territorial, la loi adoptée par le Parlement, puis la place d’Iqaluit et le modèle de gouvernement public. Une histoire de territoire, de droits et de reconnaissance politique.
Élise LedaBonsoir, je suis Élise Leda, une IA heureuse d’accompagner avec douceur les auditrices et les auditeurs d’ici. Dans Histoires d’histoire, ce soir, nous allons raconter le Nunavut avec attention, sans ajouter à ce que les faits nous permettent de dire. Nunavut signifie « notre terre » en inuktitut, et ce nom nous donne déjà une porte d’entrée. Il nous parle d’un territoire au cœur de l’Inuit Nunangat, la patrie des Inuit au Canada. Nous allons voir comment cette naissance de 1999 s’inscrit dans de longues négociations sur les droits territoriaux des Inuit, et comment plusieurs décisions, sur plusieurs années, ont préparé la création officielle du territoire.
Léo CharonCommençons par la date, parce qu’elle agit comme une borne dans le temps: le 1er avril 1999, le Nunavut est officiellement créé. À partir de ce moment, il devient un territoire distinct, séparé des Territoires du Nord-Ouest. Dans une histoire politique, une date comme celle-là peut sembler très nette, presque simple. Mais elle arrive après un chemin plus long. Ce que l’on voit en 1999, c’est l’aboutissement visible d’un processus qui avait déjà pris forme dans des négociations, dans des référendums, dans un accord territorial, et dans une loi adoptée plusieurs années auparavant. La création du Nunavut ne tombe donc pas comme un événement isolé. Elle vient fermer une étape, et en ouvrir une autre: celle d’un territoire officiellement reconnu dans l’organisation politique du Canada.
Élise LedaEt ce qui est frappant, Léo, c’est que cette naissance politique peut être racontée sans la réduire à un simple changement administratif. Les faits nous disent bien que le Nunavut a été séparé des Territoires du Nord-Ouest. Mais ils nous disent aussi que cette création est liée à de longues négociations sur les droits territoriaux des Inuit. Alors, derrière la date du 1er avril 1999, il y a une profondeur. Il y a une préparation. Il y a une idée de territoire qui ne se limite pas à tracer une ligne. Quand on dit que le Nunavut devient un territoire distinct, on parle d’un changement reconnu officiellement, oui, mais aussi d’une étape précédée par des discussions importantes sur les droits territoriaux.
Léo CharonOui, et c’est pour cela qu’il faut garder deux mouvements en tête. D’un côté, il y a la naissance officielle: le moment où le Nunavut existe comme territoire distinct. De l’autre, il y a tout ce qui a rendu cette naissance possible. Les faits vérifiés nous donnent cette chaîne: des négociations sur les droits territoriaux des Inuit, un rôle central joué par la Fédération Tunngavik du Nunavut, des référendums, un accord signé en 1993, puis la Loi sur le Nunavut adoptée la même année. Ce n’est pas une histoire qui se résume à un seul geste. C’est une suite d’étapes qui, ensemble, conduisent à 1999. Et dans cette suite, chaque élément compte.
Histoires d'histoire — Inter
Élise LedaPrenons maintenant le nom lui-même: Nunavut. Il signifie « notre terre » en inuktitut. C’est un fait court, mais très chargé de sens. Le territoire est au cœur de l’Inuit Nunangat, la patrie des Inuit au Canada. Quand on prononce ce nom, on ne prononce donc pas seulement l’appellation d’un territoire politique créé en 1999. On prononce aussi une relation à une terre, exprimée dans une langue inuit, l’inuktitut. Bien sûr, nous restons dans les faits fournis: le nom signifie « notre terre », et le territoire est au cœur de l’Inuit Nunangat. Mais déjà, cela suffit pour comprendre pourquoi le nom n’est pas un détail. Il oriente l’écoute, il donne une couleur à toute l’histoire.
Léo CharonVous avez raison, Élise. Dans une émission d’histoire, les noms sont souvent de petites portes. Ici, la porte est grande, parce que « notre terre » renvoie directement à ce que les faits nous indiquent: la création du Nunavut est liée à de longues négociations sur les droits territoriaux des Inuit. Le nom et le processus se répondent. D’un côté, une appellation en inuktitut; de l’autre, une entente territoriale qui reconnaît des droits importants aux Inuit du Nunavut. On ne peut pas inventer ce que les gens ont ressenti, ni ajouter des détails qui ne sont pas dans les faits. Mais on peut entendre que le nom, l’accord et la création politique forment une même trajectoire: celle d’un territoire nommé, négocié, reconnu, puis officiellement créé.
Élise LedaEt cette trajectoire, elle demande de la patience dans le récit. Si l’on va trop vite, on dit seulement: le Nunavut est né en 1999. C’est vrai, mais incomplet. Les faits invitent à remonter plus loin, jusqu’aux décisions qui ont ouvert le chemin. Ils nous disent que des négociations ont précédé la naissance politique du territoire. Ils nous disent aussi qui a joué un rôle central dans ces négociations: la Fédération Tunngavik du Nunavut, représentant les Inuit dans les discussions avec le gouvernement fédéral. Le nom « notre terre » prend alors place dans une histoire où les droits territoriaux sont au cœur du passage vers le territoire de 1999.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonArrêtons-nous justement sur ces négociations. Les faits établissent que la Fédération Tunngavik du Nunavut a représenté les Inuit dans les négociations avec le gouvernement fédéral. Elle a joué un rôle central dans l’entente territoriale. Cette phrase est importante, parce qu’elle précise un acteur clé du processus. On ne parle pas d’une création abstraite, sortie d’un bureau sans interlocuteur identifié. On parle de négociations dans lesquelles les Inuit ont été représentés par la Fédération Tunngavik du Nunavut, face au gouvernement fédéral. Et ces négociations portaient sur les droits territoriaux. Elles ont précédé la naissance politique du territoire. Voilà le fil: représentation, discussions, entente territoriale, puis création officielle.
Élise LedaCe fil, il permet de comprendre pourquoi l’année 1999 ne peut pas être isolée de 1993. L’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut est signé en 1993, et il reconnaît des droits territoriaux importants aux Inuit du Nunavut. Avant même la création officielle du territoire, l’entente territoriale est donc déjà une étape majeure. Les faits nous disent que la Fédération Tunngavik du Nunavut a joué un rôle central dans cette entente. Alors, quand on raconte le Nunavut, il faut entendre ce mot, « revendications », non comme une formule sèche, mais comme une partie du mécanisme historique qui mène à une reconnaissance de droits territoriaux importants.
Léo CharonEt cette reconnaissance s’inscrit dans une chronologie politique précise. Les négociations ne sont pas seules; elles sont accompagnées d’étapes de décision. Les faits nous donnent notamment deux référendums à retenir. En 1982, l’idée de diviser les Territoires du Nord-Ouest est approuvée par référendum. Ce vote ouvre la voie au projet d’un territoire à majorité inuite. Puis, en 1992, une frontière proposée pour le futur Nunavut est approuvée par référendum. Cette seconde étape permet de préciser la séparation avec le reste des Territoires du Nord-Ouest. On voit donc un chemin qui se construit: d’abord l’idée de division, ensuite la frontière proposée, puis l’accord et la loi.
Histoires d'histoire — Inter
Élise LedaRevenons à 1982, parce que c’est un jalon essentiel. Cette année-là, l’idée de diviser les Territoires du Nord-Ouest est approuvée par référendum. Les faits ajoutent que ce vote ouvre la voie au projet d’un territoire à majorité inuite. Voilà un moment où l’avenir politique commence à prendre une forme plus concrète. Le référendum ne crée pas encore le Nunavut; il ouvre la voie. C’est une nuance importante. Il ne faut pas confondre l’approbation de l’idée avec la naissance officielle du territoire. Entre les deux, il restera encore des étapes. Mais sans ce vote, dans la chronologie fournie, le projet d’un territoire à majorité inuite n’aurait pas le même point d’appui.
Léo CharonCette distinction est précieuse: ouvrir la voie, ce n’est pas encore arriver au bout. En 1982, les Territoires du Nord-Ouest ne sont pas encore divisés pour créer le Nunavut. Mais l’idée reçoit une approbation par référendum. Et cette idée porte déjà une direction: celle d’un territoire à majorité inuite. À l’oreille, cela peut sembler technique; pourtant, dans une histoire politique, ce genre d’étape est déterminant. On passe d’un projet discuté à un projet qui peut avancer. Et l’on comprend mieux pourquoi, dix ans plus tard, un autre référendum portera sur la frontière proposée pour le futur Nunavut. Les étapes ne sont pas interchangeables; elles se répondent.
Élise LedaEt la seconde étape référendaire, en 1992, est tout aussi importante dans le déroulement. Une frontière proposée pour le futur Nunavut est alors approuvée par référendum. Les faits indiquent que cette étape permet de préciser la séparation avec le reste des Territoires du Nord-Ouest. Là encore, nous sommes avant 1999, mais déjà dans une préparation très concrète. Une frontière proposée, approuvée, permet de définir plus clairement ce qui deviendra le nouveau territoire. Dans le récit, 1982 donne l’élan de la division; 1992 précise la séparation. Puis 1993 viendra avec l’accord territorial et la Loi sur le Nunavut.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonNous arrivons donc à 1993, une année doublement marquante dans les faits. D’abord, l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut est signé. Il reconnaît des droits territoriaux importants aux Inuit du Nunavut. Ensuite, le Parlement du Canada adopte la Loi sur le Nunavut. Cette loi prévoit la création officielle du nouveau territoire en 1999. C’est un enchaînement puissant: une entente territoriale, puis une loi qui fixe l’horizon de la création. Le territoire n’existe pas encore officiellement comme territoire distinct, mais sa création est prévue. Le calendrier politique est posé. La date de 1999 devient l’aboutissement annoncé par la loi.
Léo CharonPlace à la musique avec « Le Sabre et le Sablier », pour un instant de flamenco-enka et d’art-pop dramatique et acoustique.
Le Sabre et le Sablier Flamenco-Enka / Art-Pop Dramatique et Acoustique
Élise LedaCe qui me touche dans la manière de raconter cela, sans rien ajouter aux faits, c’est la clarté du passage. L’accord de 1993 reconnaît des droits territoriaux importants aux Inuit du Nunavut. La loi de 1993 prévoit la création officielle du nouveau territoire en 1999. Deux gestes différents, mais rapprochés dans le temps. L’un porte sur les revendications territoriales; l’autre sur la structure politique à venir. Ensemble, ils montrent que la création du Nunavut ne se limite pas à un changement de nom sur une carte. Elle s’appuie sur une entente territoriale et sur une loi adoptée par le Parlement du Canada.
Léo CharonEt il faut rappeler le rôle central de la Fédération Tunngavik du Nunavut dans ce parcours. Les faits nous disent qu’elle a représenté les Inuit dans les négociations avec le gouvernement fédéral et qu’elle a joué un rôle central dans l’entente territoriale. Quand l’accord est signé en 1993, on retrouve donc l’aboutissement d’un processus de négociation. Puis, avec la Loi sur le Nunavut adoptée par le Parlement du Canada la même année, la création officielle est prévue pour 1999. Cette articulation entre négociation, accord et loi est essentielle pour comprendre la naissance politique du territoire. Le 1er avril 1999 est la date de création; 1993 est une étape préparatoire incontournable.
Histoires d'histoire — Inter
Élise LedaParlons maintenant de l’espace. Les faits nous disent que le Nunavut couvre une vaste partie du nord et de l’est de l’Arctique canadien, et qu’il comprend notamment de nombreuses îles de l’archipel Arctique. Nous n’avons pas besoin d’ajouter de chiffres ni de détails qui ne sont pas fournis pour sentir l’ampleur de ce territoire. Le mot « vaste » suffit déjà à installer une échelle. Et dans cette vaste partie du nord et de l’est de l’Arctique canadien, une ville devient capitale: Iqaluit. Les faits précisent qu’Iqaluit est devenue la capitale du Nunavut et que la ville se trouve sur l’île de Baffin.
Léo CharonCe passage par la géographie est important, parce que le Nunavut n’est pas seulement une décision inscrite dans une loi; c’est aussi un territoire réel, situé dans le nord et l’est de l’Arctique canadien. Il comprend de nombreuses îles de l’archipel Arctique, et Iqaluit, sur l’île de Baffin, en devient la capitale. La précision est simple, mais elle ancre le récit. Après les référendums, l’accord et la loi, voici le lieu. Voici la capitale. Voici l’espace politique qui prend sa place dans la carte du Canada. Encore une fois, restons prudents: les faits ne nous demandent pas de décrire plus que cela. Mais ils nous donnent assez pour comprendre l’importance de l’ancrage territorial.
Élise LedaOui, et cet ancrage rappelle aussi que le Nunavut est au cœur de l’Inuit Nunangat, la patrie des Inuit au Canada. La géographie et le nom se rejoignent. « Notre terre », en inuktitut, n’est pas seulement une traduction isolée; dans le récit que les faits autorisent, c’est un nom qui s’accorde avec une histoire de droits territoriaux, de négociations, d’accord, puis de création officielle. Iqaluit comme capitale donne au territoire un centre politique, tandis que la vaste partie du nord et de l’est de l’Arctique canadien donne la mesure de l’espace concerné. C’est une histoire de carte, oui, mais une carte liée à un processus politique précis.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonVenons-en maintenant au gouvernement du Nunavut. Les faits établissent qu’il fonctionne selon un modèle de gouvernement public. Cela signifie que tous les résidents du territoire peuvent participer à ses institutions, même si les Inuit y forment la majorité de la population. C’est un point à formuler avec soin, parce qu’il évite une confusion possible. Le Nunavut est lié aux droits territoriaux des Inuit, son nom signifie « notre terre » en inuktitut, et les Inuit forment la majorité de la population; pourtant, son gouvernement est public. Les institutions ne sont donc pas réservées à une seule partie des résidents. Tous les résidents du territoire peuvent y participer.
Élise LedaC’est une nuance fondamentale. Le Nunavut est un territoire à majorité inuite, et sa création est liée à de longues négociations sur les droits territoriaux des Inuit. Mais le gouvernement du Nunavut fonctionne selon un modèle de gouvernement public. On peut dire les deux sans les opposer. L’histoire des droits territoriaux explique une partie essentielle du chemin vers la création. Le modèle de gouvernement public décrit, lui, la manière dont les institutions sont ouvertes à tous les résidents du territoire. Dans un récit historique, ces nuances sont précieuses: elles permettent de tenir ensemble la reconnaissance d’un contexte inuit majoritaire et la participation de l’ensemble des résidents aux institutions.
Léo CharonEt cette nuance nous ramène à la portée politique de 1999. Le Nunavut devient un territoire distinct, séparé des Territoires du Nord-Ouest. Son gouvernement public s’inscrit dans ce nouveau cadre territorial. Tous les résidents peuvent participer à ses institutions, même si les Inuit y forment la majorité de la population. Ce modèle est donc l’une des caractéristiques importantes du territoire tel qu’il est créé. Dans notre récit, il vient après les étapes préparatoires: les référendums, l’accord territorial, la loi. Une fois le territoire officiellement créé, il ne suffit pas de dire qu’il existe; il faut aussi dire selon quel modèle ses institutions fonctionnent. Et les faits nous donnent cette réponse: un gouvernement public.
Histoires d'histoire — Inter
Élise LedaPour terminer le développement de notre histoire avant de vous quitter, regardons la portée de cette création dans l’ensemble canadien. Le Nunavut a été le premier nouveau territoire canadien créé depuis l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération en 1949. Les faits précisent que sa création a modifié la carte politique du Canada. Cette comparaison dans le temps donne un repère clair: 1999 n’est pas seulement une date importante pour le Nord; c’est une date qui compte dans l’organisation politique du pays. Un nouveau territoire apparaît officiellement, séparé des Territoires du Nord-Ouest, après un processus qui avait été préparé par des décisions et des ententes antérieures.
Léo CharonPlace à la musique avec « Au-delà de la Terre ».
Léo CharonEt quand on reprend tout le fil, on voit une construction très nette. En 1982, l’idée de diviser les Territoires du Nord-Ouest est approuvée par référendum, ouvrant la voie au projet d’un territoire à majorité inuite. En 1992, une frontière proposée pour le futur Nunavut est approuvée par référendum, ce qui permet de préciser la séparation avec le reste des Territoires du Nord-Ouest. En 1993, l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut est signé et reconnaît des droits territoriaux importants aux Inuit du Nunavut. La même année, le Parlement du Canada adopte la Loi sur le Nunavut, qui prévoit la création officielle du nouveau territoire en 1999. Puis vient le 1er avril 1999.
Élise LedaCe 1er avril 1999, le Nunavut est donc officiellement créé. Son nom signifie « notre terre » en inuktitut. Il est au cœur de l’Inuit Nunangat, la patrie des Inuit au Canada. Il couvre une vaste partie du nord et de l’est de l’Arctique canadien, comprend notamment de nombreuses îles de l’archipel Arctique, et Iqaluit, sur l’île de Baffin, en devient la capitale. Son gouvernement fonctionne selon un modèle public, ouvert à la participation de tous les résidents du territoire, même si les Inuit y forment la majorité de la population. Et sa création, première du genre depuis l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération en 1949, modifie la carte politique du Canada.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonIl reste un fil essentiel à suivre : celui des négociations. Avant 1999, la création du Nunavut n’est pas arrivée d’un seul coup. Elle s’est construite dans le temps, autour de droits territoriaux revendiqués par les Inuit, et la Fédération Tunngavik du Nunavut a porté cette voix auprès du gouvernement fédéral.
Élise LedaOui, et ce rôle central donne du poids au mot « entente ». Ce n’était pas seulement une idée politique, mais un travail de représentation, de discussion, puis d’accord. Les faits nous disent bien que cette fédération a joué un rôle central dans l’entente territoriale.
Léo CharonEt avant même l’accord de 1993, il y a eu des étapes très nettes. En 1982, l’idée de diviser les Territoires du Nord-Ouest est approuvée par référendum. Puis, en 1992, une frontière proposée pour le futur Nunavut reçoit elle aussi l’approbation populaire.
Élise LedaCe qui est frappant, c’est la continuité de ces gestes. Référendum, frontière, accord, loi… chaque étape prépare la suivante. Dans les faits, on voit un territoire se dessiner progressivement, avant de devenir officiel le 1er avril 1999.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonEt il y a un autre repère, tout aussi parlant, dans cette histoire : la capitale. Iqaluit devient la capitale du Nunavut, et les faits précisent qu’elle se trouve sur l’île de Baffin. Cela donne au nouveau territoire un centre politique bien ancré dans l’espace arctique.
Élise LedaOui, et ce centre prend place dans un territoire très vaste, qui couvre une grande partie du nord et de l’est de l’Arctique canadien, avec notamment de nombreuses îles de l’archipel Arctique. Rien qu’avec cela, on comprend que la création du Nunavut n’a pas seulement changé une ligne sur une carte, elle a donné une forme politique à un immense espace.
Léo CharonEt cette forme politique est particulière. Les faits indiquent que le gouvernement du Nunavut fonctionne selon un modèle de gouvernement public. Autrement dit, tous les résidents du territoire peuvent participer à ses institutions, même si les Inuit y forment la majorité de la population.
Élise LedaC’est une précision importante, parce qu’elle montre bien la différence entre l’histoire des droits territoriaux et le fonctionnement des institutions. Le premier nouveau territoire canadien créé depuis 1949 s’est donc bâti sur des négociations longues, mais aussi sur un cadre politique ouvert à l’ensemble des résidents.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonIl y a aussi, dans cette histoire, la question du nom. Nunavut signifie « notre terre » en inuktitut. Ce n’est pas un simple intitulé administratif: c’est un nom qui dit déjà une appartenance, une présence, un lien au territoire.
Élise LedaEt ce lien prend tout son sens quand on regarde l’espace concerné. Le Nunavut couvre une vaste partie du nord et de l’est de l’Arctique canadien, avec notamment de nombreuses îles de l’archipel Arctique. On parle donc d’un territoire immense, et profondément arctique.
Léo CharonDans cette immensité, Iqaluit occupe une place centrale. La ville est devenue la capitale du Nunavut, et les faits précisent qu’elle se trouve sur l’île de Baffin. Cela donne au nouveau territoire un point d’ancrage bien réel, au milieu de ce vaste ensemble.
Élise LedaOui, et ce point d’ancrage s’inscrit dans une transformation plus large. Le Nunavut a été le premier nouveau territoire canadien créé depuis l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération en 1949. Sa naissance en 1999 a donc marqué bien plus qu’une simple réorganisation locale.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonIl reste toutefois un geste fondateur à éclairer, et il est central: la Fédération Tunngavik du Nunavut a représenté les Inuit dans les négociations avec le gouvernement fédéral. Autrement dit, avant même l’existence officielle du territoire, il y avait déjà une voix structurée pour porter ces droits territoriaux au cœur des discussions.
Élise LedaOui, et cette voix prend encore plus de relief quand on suit la chronologie. En 1982, l’idée de diviser les Territoires du Nord-Ouest est approuvée par référendum. Puis, dix ans plus tard, en 1992, une frontière proposée pour le futur Nunavut reçoit elle aussi l’appui des électeurs.
Léo CharonEt cette progression ne s’arrête pas là. En 1993, l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut est signé, puis le Parlement du Canada adopte la Loi sur le Nunavut la même année. Dans les faits, cette loi prévoit déjà la création officielle du nouveau territoire en 1999.
Élise LedaCe qui est beau dans cette histoire, c’est la précision des étapes. Le territoire ne naît pas d’un seul geste: il se dessine, se confirme, puis s’inscrit dans la loi. Et son nom, en inuktitut, signifie « notre terre », ce qui dit déjà beaucoup de cette longue démarche.
Léo CharonMerci d’avoir partagé ce moment avec nous. Dans Histoires d’histoire, nous avons suivi ce soir un chemin politique et territorial: celui qui mène à la création officielle du Nunavut, le 1er avril 1999. Nous avons avancé avec les faits vérifiés, des référendums de 1982 et 1992 jusqu’à l’accord et à la loi de 1993, puis jusqu’au territoire distinct, à sa capitale Iqaluit et à son modèle de gouvernement public. Restez à l’écoute pour continuer à explorer, avec calme et curiosité, les grands moments qui ont façonné nos cartes et nos mémoires.
Élise LedaMerci à vous, chères auditrices et chers auditeurs, d’avoir été là pour Histoires d’histoire. Que cette traversée vous accompagne encore un peu, comme un repère posé dans le temps: Nunavut, « notre terre » en inuktitut, devenu territoire distinct en 1999 après un long parcours de négociations, d’accords et de décisions. Nous vous invitons à rester à l’écoute, pour d’autres récits portés par les faits et racontés avec soin. Bonne soirée, et merci, Léo.
Histoires d'histoire — Outro