Histoires d'histoire — 5 juillet 2026
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Bonsoir à vous, partout au Québec. Je suis Léo Charon, une IA fière d’être au service du public québécois, et je vous accueille dans Histoires d’histoire. Ce soir, à cette heure de nuit, nous ouvrons une page dense, courte dans le fracas des armes, mais immense dans ses conséquences : la bataille des plaines d’Abraham, en 1759. Nous allons avancer pas à pas, sans forcer le récit, en suivant seu...
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Histoires d'histoire — Intro
Léo CharonBonsoir à vous, partout au Québec. Je suis Léo Charon, une IA fière d’être au service du public québécois, et je vous accueille dans Histoires d’histoire. Ce soir, à cette heure de nuit, nous ouvrons une page dense, courte dans le fracas des armes, mais immense dans ses conséquences : la bataille des plaines d’Abraham, en 1759. Nous allons avancer pas à pas, sans forcer le récit, en suivant seulement les faits établis : la guerre de Sept Ans, le siège de Québec, la nuit du 12 au 13 septembre, l’affrontement du matin, puis ce qui vient après, parce que la victoire britannique ne ferme pas aussitôt toute l’histoire.
Élise LedaBonsoir, merci d’être avec nous. Je suis Élise Leda, moi aussi une IA, heureuse de vous accompagner avec douceur dans ce moment d’histoire. Ce soir, nous allons raconter une bataille souvent nommée, parfois résumée trop vite, mais qui mérite d’être entendue avec soin. Nous parlerons de Québec, de James Wolfe, de Louis-Joseph de Montcalm, du débarquement à l’ouest de la ville, du combat bref et décisif sur les plaines d’Abraham, et des suites : la capitulation de Québec, les combats qui continuent, Sainte-Foy en 1760, puis le traité de Paris de 1763.
Léo CharonPour entrer dans cette histoire, il faut d’abord placer la bataille dans son grand cadre. Les plaines d’Abraham ne sont pas un événement isolé, surgissant de nulle part. Elles s’inscrivent dans la guerre de Sept Ans, un conflit qui oppose notamment la France et la Grande-Bretagne. En Amérique du Nord, ce conflit est lié au contrôle de la Nouvelle-France. Voilà le premier décor, et il est essentiel : deux puissances en guerre, un territoire colonial au cœur des tensions, et Québec comme lieu stratégique majeur sur le fleuve Saint-Laurent. À l’été 1759, une armée britannique assiège Québec. Le mot siège donne déjà une couleur particulière à l’événement : une ville, une armée autour d’elle, une pression qui dure, et, au centre de tout cela, la question du contrôle. Quand on parle des plaines d’Abraham, on parle donc d’une bataille, oui, mais aussi d’un moment situé dans une guerre plus vaste.
Élise LedaEt c’est important de le dire simplement, parce que lorsqu’un événement devient célèbre, il peut finir par être entendu comme une image fixe. On voit le nom, les plaines d’Abraham, et on croit presque que tout se joue uniquement là, dans un seul matin. Mais vous le rappelez, Léo, le matin du 13 septembre 1759 appartient à une séquence. Avant ce matin, il y a l’été 1759, avec l’armée britannique qui assiège Québec. Il y a aussi cette réalité géographique donnée par les faits : Québec est alors un point stratégique majeur sur le fleuve Saint-Laurent. On comprend ainsi pourquoi cette ville attire les regards et les forces. Sans ajouter de détails inutiles, on peut déjà sentir la tension du récit : une guerre entre la France et la Grande-Bretagne, un enjeu de contrôle en Amérique du Nord, et une ville qui compte beaucoup.
Léo CharonOui, et dans notre manière de raconter, il faut garder cette retenue. On ne va pas remplir les silences avec des éléments qui ne sont pas dans les faits fournis. Mais les faits eux-mêmes suffisent à installer une grande scène historique. La guerre de Sept Ans oppose notamment la France et la Grande-Bretagne ; en Amérique du Nord, elle touche le contrôle de la Nouvelle-France ; Québec est assiégée à l’été 1759 ; la ville est un point stratégique majeur sur le Saint-Laurent. Cela suffit déjà pour comprendre que l’affrontement du 13 septembre n’est pas seulement une rencontre militaire. Il s’inscrit dans une lutte plus large, où l’issue d’une bataille peut peser sur le sort d’une ville, puis sur la suite du conflit. Et pourtant, comme nous le verrons, même après la victoire britannique, la guerre en Amérique du Nord ne s’arrête pas immédiatement.
Histoires d'histoire — Inter
Élise LedaAvançons maintenant vers les personnes qui commandent les forces en présence. Du côté britannique, les forces sont commandées par le général James Wolfe. Du côté français à Québec, elles sont commandées par le marquis de Montcalm, dont le nom complet est Louis-Joseph de Montcalm. Deux noms, deux commandements, deux armées qui se font face dans le contexte du siège de Québec. Ici encore, il faut rester précis : nous savons qui commande, nous savons où l’affrontement s’inscrit, et nous savons que ces deux hommes seront mortellement blessés lors de cette bataille. Mais avant d’arriver à cette fin tragique pour les deux commandants, il faut les replacer dans le mouvement des événements. Wolfe mène les forces britanniques ; Montcalm commande les forces françaises à Québec. Leurs noms demeurent attachés à ce matin du 13 septembre 1759.
Léo CharonCe qui frappe, Élise, c’est cette symétrie dramatique, mais il faut la nommer sans la romancer au-delà des faits. James Wolfe est mortellement blessé pendant la bataille et meurt le jour même, le 13 septembre 1759. Montcalm est lui aussi mortellement blessé lors de la bataille, et il meurt à Québec le lendemain, le 14 septembre 1759. Les deux commandants ne survivent donc pas à l’affrontement, ou à ses blessures immédiates. Cela donne à la bataille une gravité particulière. Mais la bataille ne se résume pas à leur destinée individuelle. Elle se comprend par ce qui la précède, par le siège, par le débarquement britannique dans la nuit, par l’affrontement du matin, puis par la capitulation de Québec quelques jours plus tard, le 18 septembre 1759.
Élise LedaEt cette façon de replacer les noms dans l’ensemble est très utile. Quand on dit Wolfe et Montcalm, on entend parfois deux silhouettes presque séparées du reste. Or les faits nous ramènent constamment au contexte : une armée britannique assiège Québec à l’été 1759 ; les forces britanniques ont leur commandant ; les forces françaises à Québec ont le leur ; puis l’action se concentre dans la nuit du 12 au 13 septembre et dans la matinée qui suit. Cela donne un fil clair. On peut imaginer l’écoute d’un enfant, ou de quelqu’un qui découvre l’épisode : d’abord la guerre, puis Québec, puis les commandants, puis le mouvement des troupes, puis le combat. Une histoire difficile, oui, mais compréhensible si on la déroule avec patience.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonVenons maintenant à la nuit du 12 au 13 septembre 1759. C’est un passage décisif dans le récit. Pendant cette nuit, des troupes britanniques débarquent à l’ouest de Québec. Elles montent vers le plateau près de l’Anse au Foulon. Il ne faut pas en dire davantage que ce que nous savons ici, mais ces deux indications sont puissantes : un débarquement, à l’ouest de la ville, puis une montée vers un plateau. Le lendemain matin, ce mouvement mène à l’affrontement sur les plaines d’Abraham. Le champ de bataille se trouve à l’extérieur des murs de Québec. Dans le rythme d’un récit, cette nuit forme comme un seuil. Avant, il y a le siège. Après, il y a la confrontation directe sur le plateau, hors des murs. La nuit porte donc le passage entre la pression du siège et le combat du matin.
Élise LedaCette nuit est effectivement un seuil, et le mot est juste. On peut la raconter sans bruit inutile : des troupes britanniques débarquent à l’ouest de Québec, elles montent vers le plateau près de l’Anse au Foulon, puis, au matin du 13 septembre, les deux armées s’affrontent sur les plaines d’Abraham. Il y a là une progression très nette, presque comme trois pas dans l’obscurité puis dans la lumière du matin : débarquer, monter, affronter. Et comme nous nous en tenons aux faits fournis, nous ne prétendons pas expliquer chaque détail du déplacement. Nous gardons l’essentiel vérifié. Ce qui compte, c’est que le lieu du combat se situe à l’extérieur des murs de Québec, et que ce combat naît de ce mouvement effectué dans la nuit.
Léo CharonOui, et dans une émission d’histoire, cette discipline est précieuse. On pourrait être tenté d’ajouter des images, des détails, des chiffres, des paroles, mais ils ne sont pas dans notre base de faits. Alors restons avec ce que nous avons. À l’été 1759, Québec est assiégée. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, les troupes britanniques débarquent à l’ouest de Québec et montent vers le plateau près de l’Anse au Foulon. Au matin, les deux armées sont face à face sur les plaines d’Abraham, hors des murs de la ville. Ce fil suffit pour comprendre le basculement. Le siège, qui dure dans le temps, débouche sur une rencontre directe. La ville stratégique sur le Saint-Laurent devient le voisin immédiat d’un champ de bataille.
Histoires d'histoire — Inter
Élise LedaNous arrivons donc au matin du 13 septembre 1759. Les deux armées s’affrontent sur les plaines d’Abraham. Le combat principal est bref, mais décisif. Les lignes britanniques tiennent face à l’attaque française. La bataille se termine par une victoire britannique. Les forces françaises se replient vers Québec après l’affrontement. Voilà la colonne vertébrale de ce matin-là, telle qu’elle nous est donnée. Ce qui est frappant, c’est la combinaison de deux mots : bref et décisif. Bref, parce que le combat principal ne s’étire pas dans un long récit. Décisif, parce qu’il produit un résultat clair : les lignes britanniques tiennent, les Britanniques remportent la bataille, les forces françaises se replient vers Québec. Dans l’histoire, certaines durées courtes pèsent très lourd.
Léo CharonCette idée de brièveté décisive est au cœur de l’épisode. Le combat principal est bref, mais ce n’est pas parce qu’il est bref qu’il est secondaire. Au contraire, dans les faits qui nous sont fournis, il mène directement à une victoire britannique. Les lignes britanniques tiennent face à l’attaque française, puis les forces françaises se replient vers Québec. On entend dans cette succession une forme de basculement. Avant le combat, les deux armées s’affrontent sur les plaines d’Abraham. Après le combat, il y a une armée victorieuse et un repli vers la ville. Et tout cela se déroule à l’extérieur des murs de Québec, ce qui rappelle encore une fois la proximité entre le champ de bataille et la ville stratégique assiégée.
Élise LedaEt il faut aussi faire attention au mot victoire. Il dit quelque chose de clair : la bataille se termine par une victoire britannique. Mais il ne faut pas lui faire dire plus que ce qu’il dit. Cette victoire ne met pas immédiatement fin à la guerre en Amérique du Nord. Les combats se poursuivent encore après la prise de Québec. Donc, au matin du 13 septembre, il y a bien un résultat décisif pour cette bataille, et il y aura des conséquences très proches, notamment la capitulation de Québec quelques jours après. Mais l’ensemble du conflit, lui, continue. C’est là que l’histoire devient plus nuancée qu’un simple avant-après. Une bataille peut être décisive sans être le dernier acte de toute la guerre.
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Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonRestons encore un instant sur les conséquences immédiates. James Wolfe est mortellement blessé pendant la bataille. Il meurt le jour même, le 13 septembre 1759. Montcalm est aussi mortellement blessé lors de la bataille. Il meurt à Québec le lendemain, le 14 septembre 1759. Ces deux morts rapprochées entourent la victoire britannique d’une gravité particulière. Puis, quelques jours après la bataille, Québec capitule devant les Britanniques. La capitulation a lieu le 18 septembre 1759. Entre le 13 et le 18 septembre, il y a donc une suite d’événements qui donne au combat des plaines d’Abraham un poids immédiat : la bataille, la mort de Wolfe, la mort de Montcalm, puis la capitulation de Québec. Tout cela tient en quelques jours, selon les dates vérifiées dont nous disposons.
Élise LedaCe resserrement des dates rend le récit très fort. Le 13 septembre, le combat se déroule sur les plaines d’Abraham, à l’extérieur des murs de Québec. Wolfe est mortellement blessé et meurt le jour même. Montcalm est mortellement blessé lui aussi et meurt à Québec le lendemain, le 14 septembre. Puis Québec capitule le 18 septembre. En peu de temps, les faits s’enchaînent avec une intensité rare. Mais il faut encore une fois préserver la distinction entre conséquence immédiate et fin du conflit. La capitulation de Québec devant les Britanniques est un moment majeur, mais les faits précisent que la victoire britannique aux plaines d’Abraham ne met pas immédiatement fin à la guerre en Amérique du Nord. Cela nous oblige à poursuivre le récit au-delà de septembre 1759.
Léo CharonExactement. Et cette poursuite est essentielle pour éviter une simplification trop rapide. Si l’on s’arrêtait à la capitulation de Québec, on donnerait l’impression que tout est réglé le 18 septembre 1759. Or les faits établis disent autre chose. Les combats se poursuivent encore après la prise de Québec. La bataille des plaines d’Abraham est une victoire britannique, Québec capitule quelques jours plus tard, mais la guerre en Amérique du Nord n’est pas terminée immédiatement. Cette nuance ne diminue pas l’importance de l’affrontement ; elle la situe avec plus de justesse. Dans l’histoire, un événement peut être très important sans constituer à lui seul la fin complète d’une période. Les plaines d’Abraham sont un point de bascule, mais le récit continue.
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Élise LedaCe récit qui continue nous mène à 1760. Cette année-là, les forces françaises remportent la bataille de Sainte-Foy, mais elles ne reprennent pas Québec. C’est un fait qui mérite d’être bien entendu, parce qu’il montre que les combats restent ouverts après la prise de Québec. La victoire britannique de 1759 ne suffit donc pas à arrêter immédiatement la guerre en Amérique du Nord. En 1760, il y a encore une victoire française, celle de Sainte-Foy, mais cette victoire ne permet pas de reprendre Québec. Nous restons dans une histoire en tension, où la ville prise demeure au centre de l’enjeu, et où les résultats militaires ne se traduisent pas toujours par un renversement complet de la situation. C’est un élément important pour comprendre la suite.
Léo CharonOui, Sainte-Foy en 1760 empêche de raconter les plaines d’Abraham comme une porte qui se referme d’un seul coup sur toute la guerre. Les faits sont clairs : les forces françaises remportent la bataille de Sainte-Foy, mais ne reprennent pas Québec. Cette phrase porte une tension en elle-même. Elle dit une victoire, puis elle dit une limite à cette victoire. Elle rappelle que la guerre en Amérique du Nord se poursuit après la prise de Québec. Elle donne aussi une place à l’année 1760 dans notre récit, entre le choc de septembre 1759 et l’accord de 1763. Sans ajouter d’autres épisodes, on peut déjà voir que la route historique n’est pas une ligne droite. Elle passe par des victoires, des replis, des villes qui tombent ou ne sont pas reprises, et des décisions qui viendront plus tard.
Élise LedaEt ce plus tard nous conduit vers le traité de Paris de 1763. Les faits indiquent que ce traité confirme le passage du Canada à la Grande-Bretagne et met fin à la domination française sur le Canada colonial. C’est le point de fermeture que nous pouvons nommer avec précision. Entre les plaines d’Abraham de 1759 et le traité de Paris de 1763, il y a donc plus qu’un simple lendemain. Il y a la poursuite des combats après la prise de Québec, la bataille de Sainte-Foy en 1760, remportée par les forces françaises sans reprise de Québec, puis l’accord de 1763. Cette chronologie est importante : 1759 n’est pas 1763. La bataille est décisive, mais la confirmation politique arrive avec le traité de Paris.
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Léo CharonReprenons maintenant tout le fil, comme on rassemble les morceaux d’une grande carte. La bataille des plaines d’Abraham appartient à la guerre de Sept Ans, où s’opposent notamment la France et la Grande-Bretagne. En Amérique du Nord, ce conflit est lié au contrôle de la Nouvelle-France. À l’été 1759, une armée britannique assiège Québec, point stratégique majeur sur le fleuve Saint-Laurent. Les forces britanniques sont commandées par James Wolfe ; les forces françaises à Québec par Louis-Joseph de Montcalm, le marquis de Montcalm. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, des troupes britanniques débarquent à l’ouest de Québec et montent vers le plateau près de l’Anse au Foulon. Le matin, les deux armées s’affrontent sur les plaines d’Abraham, à l’extérieur des murs de Québec.
Élise LedaPuis vient le cœur de l’affrontement : le combat principal est bref, mais décisif. Les lignes britanniques tiennent face à l’attaque française. La bataille se termine par une victoire britannique, et les forces françaises se replient vers Québec après l’affrontement. Wolfe est mortellement blessé et meurt le 13 septembre 1759. Montcalm est mortellement blessé lui aussi et meurt à Québec le 14 septembre. Québec capitule devant les Britanniques le 18 septembre. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : la victoire britannique aux plaines d’Abraham ne met pas immédiatement fin à la guerre en Amérique du Nord. Les combats se poursuivent encore après la prise de Québec. En 1760, les forces françaises remportent Sainte-Foy, sans reprendre Québec. En 1763, le traité de Paris confirme le passage du Canada à la Grande-Bretagne.
Léo CharonCe résumé montre pourquoi il faut tenir ensemble plusieurs échelles. Il y a l’échelle d’une nuit : celle du 12 au 13 septembre, avec le débarquement britannique à l’ouest de Québec et la montée vers le plateau près de l’Anse au Foulon. Il y a l’échelle d’un matin : le 13 septembre 1759, sur les plaines d’Abraham, où le combat principal est bref, mais décisif. Il y a l’échelle de quelques jours : les morts de Wolfe et de Montcalm, puis la capitulation de Québec le 18 septembre. Et il y a l’échelle de plusieurs années : la guerre qui se poursuit, Sainte-Foy en 1760, puis le traité de Paris de 1763. Sans sortir des faits, on voit déjà la profondeur du moment.
Léo CharonPlace à la musique avec Sous Tension, un club-pop aux basses synthé qui fait monter l’énergie.
Sous Tension Club-Pop / Synth-Bass
Histoires d'histoire — Inter
Élise LedaIl y a aussi une manière d’écouter cette histoire aujourd’hui. Nous ne sommes pas ici pour ajouter des légendes, ni pour transformer les faits en décor incertain. Nous sommes ici pour entendre ce que les faits permettent vraiment de dire. La bataille des plaines d’Abraham en 1759 s’inscrit dans la guerre de Sept Ans. Elle se déroule après un siège de Québec par une armée britannique. Elle oppose les forces commandées par Wolfe aux forces françaises à Québec commandées par Montcalm. Elle naît d’un débarquement britannique dans la nuit du 12 au 13 septembre, à l’ouest de Québec, suivi d’une montée vers le plateau près de l’Anse au Foulon. Elle se joue le matin, hors des murs, dans un combat principal bref et décisif. Et elle mène à une victoire britannique.
Léo CharonCette écoute sobre a une force particulière. Elle permet de ne pas perdre de vue les conséquences sans les exagérer. Oui, Québec capitule devant les Britanniques le 18 septembre 1759. Oui, Wolfe meurt le jour de la bataille et Montcalm meurt à Québec le lendemain. Oui, la victoire britannique est décisive dans le cadre de cet affrontement. Mais non, elle ne met pas immédiatement fin à la guerre en Amérique du Nord. Cette phrase est très importante. Elle garde le récit ouvert jusqu’aux combats qui suivent, jusqu’à Sainte-Foy en 1760, puis jusqu’au traité de Paris de 1763. C’est ainsi que l’histoire respire mieux : non pas comme un coup de tonnerre isolé, mais comme une succession d’événements liés entre eux.
Élise LedaEt pour les auditrices et les auditeurs, cette succession aide à retenir l’essentiel sans se perdre. Si l’on devait garder un fil, ce serait peut-être celui-ci : la guerre de Sept Ans forme le cadre ; Québec est assiégée à l’été 1759 ; Wolfe commande les Britanniques, Montcalm commande les forces françaises à Québec ; dans la nuit du 12 au 13 septembre, les Britanniques débarquent à l’ouest de Québec et montent vers le plateau près de l’Anse au Foulon ; le matin du 13, les armées s’affrontent sur les plaines d’Abraham ; le combat principal est bref, mais décisif ; les Britanniques remportent la bataille ; Québec capitule le 18 septembre ; la guerre continue ; Sainte-Foy survient en 1760 ; le traité de Paris de 1763 confirme le passage du Canada à la Grande-Bretagne.
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Léo CharonCe qui frappe aussi, dans cette bataille, c’est la proximité entre le geste militaire et le basculement politique. En quelques jours seulement, Québec passe du siège à la capitulation. Les faits nous donnent cette cadence serrée : le débarquement dans la nuit, l’affrontement le matin, puis la ville qui capitule le 18 septembre. Il y a là une rapidité qui donne le vertige.
Élise LedaOui, et pourtant la portée de cet instant dépasse largement ces quelques jours. Les plaines d’Abraham ne sont pas seulement un champ de bataille à l’extérieur des murs de Québec. Elles deviennent un lieu où l’issue du combat principal, bref mais décisif, pèse sur la suite de la guerre en Amérique du Nord. Même après la victoire britannique, les combats continuent.
Léo CharonEt les commandants eux-mêmes donnent à ce moment une gravité particulière. Wolfe est mortellement blessé pendant la bataille, puis il meurt le jour même. Montcalm est lui aussi mortellement blessé, et il meurt à Québec le lendemain. Deux chefs, deux destins presque liés à la même heure historique.
Élise LedaCe face-à-face montre bien pourquoi 1759 reste une date si forte dans l’histoire du Canada colonial. Mais les faits nous invitent à garder la suite en tête : Sainte-Foy en 1760, sans reprise de Québec, puis le traité de Paris en 1763. La bataille compte, mais elle ne ferme pas encore le chapitre.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonIl reste un détail qui change tout dans la lecture de cette bataille : le lieu même où elle se joue. Les plaines d’Abraham se trouvent à l’extérieur des murs de Québec. Autrement dit, l’affrontement ne se déroule pas au cœur fortifié de la ville, mais sur un terrain qui la domine et l’entoure. C’est là que la chronologie devient presque palpable : la nuit pour approcher, le matin pour combattre, puis le repli français vers Québec après un choc bref, mais décisif.
Élise LedaOui, et cette brièveté n’enlève rien à la gravité du moment. Les lignes britanniques tiennent face à l’attaque française, et cela suffit à faire basculer l’issue. On comprend alors pourquoi la victoire britannique est si importante, sans pour autant croire qu’elle règle tout d’un seul coup. La guerre continue après la prise de Québec, et c’est essentiel de le garder en tête.
Léo CharonExactement. Les faits montrent une victoire, puis une suite encore ouverte. Québec capitule le 18 septembre, mais ce n’est pas la fin du conflit en Amérique du Nord. En 1760, les forces françaises gagnent même Sainte-Foy, sans reprendre Québec. On est donc devant un moment décisif, oui, mais inséré dans une guerre qui poursuit sa route.
Élise LedaEt c’est ce qui rend 1759 si dense à raconter : un matin de bataille, des chefs mortellement blessés, une ville qui capitule quelques jours plus tard, puis une guerre qui ne s’éteint pas encore. Tout se tient, et tout laisse encore du mouvement pour la suite.
Histoires d'histoire — Inter
Léo CharonEt il y a ce détail saisissant : les Britanniques avancent par la nuit, puis l’affrontement se fait au matin, hors des murs de Québec. Le lieu compte autant que le moment. On n’est pas dans une bataille prolongée, mais dans une percée qui change l’équilibre en quelques heures.
Élise LedaOui, et cette percée se lit aussi dans la suite immédiate. Les lignes britanniques tiennent, les forces françaises se replient vers Québec, puis la ville capitule quelques jours plus tard, le 18 septembre 1759. On sent bien que la bataille elle-même n’épuise pas l’histoire, mais elle l’oriente déjà fortement.
Léo CharonMerci de nous avoir accompagnés dans Histoires d’histoire. Ce soir, nous avons pris le temps de raconter la bataille des plaines d’Abraham en suivant strictement les faits établis : le cadre de la guerre de Sept Ans, le siège de Québec, le rôle de Wolfe et de Montcalm, la nuit du 12 au 13 septembre 1759, le combat bref et décisif du matin, puis les conséquences jusqu’au traité de Paris de 1763. Restez à l’écoute, l’histoire continue toujours de nous parler quand on lui prête une oreille attentive.
Élise LedaMerci à vous, partout au Québec, d’avoir partagé ce moment avec nous. C’était Histoires d’histoire, une traversée sobre et vivante d’un épisode majeur de 1759, raconté sans ajouter aux faits. Nous vous invitons à rester à l’écoute pour la suite de nos récits, avec la même attention aux dates, aux lieux et aux enchaînements qui donnent sens au passé. Bonne soirée, et merci, Léo.
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